Les Gilets jaunes, mouvement emblématique de la contestation sociale en France, lancent un appel à poursuivre les actions de blocage les 6 et 7 novembre. Cette initiative, surnommée « six-seven », vise à intensifier la pression sur le gouvernement à la suite des manifestations du 5 novembre. Benjamin Ball, membre de la coordination du mouvement, a exprimé son désir d’élargir la mobilisation, déclarant que le nombre de manifestants présents dans les rues est insuffisant pour obtenir des réponses concrètes du gouvernement.
EN BREF
- Les Gilets jaunes prévoient des blocages les 6 et 7 novembre, après le 5 novembre.
- Benjamin Ball appelle à une mobilisation accrue pour faire plier le gouvernement.
- Les revendications incluent une rencontre avec tous les secteurs mobilisés pour un plan d’urgence.
La mobilisation du 24 octobre a vu défiler entre 410 000 et 800 000 personnes en France, un chiffre en léger recul par rapport aux manifestations précédentes. Lors de l’acte III, qui a eu lieu le 17 octobre, les Gilets jaunes avaient déjà fait preuve d’une forte mobilisation, rassemblant des chiffres similaires. Benjamin Ball a souligné que, pour faire céder le gouvernement, il est impératif d’atteindre une plus grande participation.
Les Gilets jaunes ne se contentent pas de la journée de grève prévue le 5 novembre. Ils ont également organisé un « prélude » le 31 octobre, qui inclut des actions symboliques comme des « casserolades » devant l’Assemblée nationale et les mairies. L’objectif est de faire du 5 novembre un événement qui ne soit pas uniquement intersyndical, mais un véritable rassemblement populaire.
Benjamin Ball a affirmé : « On doit faire en sorte que le 5 novembre ne soit pas un 5 novembre intersyndical seulement, mais le 5 novembre du peuple. » Ce discours vise à galvaniser les foules et à intégrer la jeunesse, en utilisant le terme « six-seven », qui est devenu viral parmi les jeunes, pour inciter à la continuité des actions de mobilisation.
Le mouvement appelle à des manifestations dans tout le pays le 7 novembre, avec un « acte IV » dédié à « l’égalité réelle ». Les Gilets jaunes soulignent l’importance de créer un rapport de force face à un gouvernement qu’ils estiment trop enclin à favoriser les intérêts des plus riches.
Les revendications des Gilets jaunes demeurent claires : ils demandent des États généraux, c’est-à-dire des discussions directes avec tous les secteurs concernés, y compris les étudiants, les agriculteurs, les enseignants et les travailleurs du secteur public. Benjamin Ball a insisté sur le fait que ces discussions sont essentielles pour répondre aux attentes de la population.
De plus, il a critiqué la décision du président de la République de restreindre les manifestations dans les centres-villes. « Il n’y a écrit nulle part dans la Constitution que c’est le président de la République qui décide des tracés de manifestations », a-t-il souligné, appelant à une plus grande liberté de manifestation.
En dépit des craintes de violences qui peuvent entourer les manifestations, Benjamin Ball a assuré que la majorité des actions sont pacifiques et qu’elles témoignent d’un esprit de solidarité et de convivialité parmi les manifestants. Avec cette nouvelle phase de mobilisation, les Gilets jaunes espèrent raviver la flamme de la contestation et faire entendre leurs voix face à un gouvernement qu’ils jugent sourd à leurs revendications.