Les pêcheurs bloquent un dépôt pétrolier près de Marseille pour protester contre le prix des carburants

Ce mardi 15 septembre, plusieurs dizaines de pêcheurs se sont rassemblés pour bloquer un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer, situé près de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône. Cette action vise à dénoncer la hausse des prix du carburant ainsi que la dégradation de leurs conditions de travail. Selon les informations fournies à l’AFP, les pêcheurs exigent d’être reçus par la ministre de la Pêche, Catherine Chabaud.

EN BREF

  • Des pêcheurs bloquent un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer pour protester contre les prix du carburant.
  • Ils réclament une rencontre avec la ministre de la Pêche, Catherine Chabaud.
  • Le mouvement pourrait s’intensifier en raison de l’absence de réponses à leurs revendications.

Le blocage a débuté aux alentours de 3 heures du matin. Ange Natoli, un représentant des pêcheurs, a confirmé que les manifestants empêchent la sortie du terminal pétrolier en utilisant une cinquantaine de camions-citernes. Bien qu’aucun incident majeur n’ait été rapporté, un feu de palettes a été signalé par la préfecture.

Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de protestations organisé les jours précédents. En effet, le 14 septembre, des manifestations ont eu lieu à Sète, dans l’Hérault, et à Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales. À Sète, une délégation de représentants syndicaux a été reçue en préfecture, mais selon Bernard Perez, président du comité régional d’Occitanie, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée à leurs attentes. Il a averti que si la situation ne s’améliore pas, le mouvement pourrait se durcir.

Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et de Corse, ainsi que les trois organisations de producteurs de Méditerranée et des syndicats de marins, ont uni leurs forces pour lancer ce mouvement le 14 septembre. Ils se sont engagés à poursuivre leurs actions tant que des réponses concrètes ne seront pas fournies concernant leurs principales revendications.

Les professionnels de la pêche mettent en lumière une dégradation continue de leurs conditions d’activité. Cela s’explique principalement par la hausse des coûts d’exploitation et du carburant, mais aussi par une multiplication des contraintes administratives et réglementaires qui pèsent sur leur métier.

Actuellement, la France est le deuxième producteur européen de produits de la pêche, juste derrière l’Espagne. En 2024, la production française atteint 477 000 tonnes de poissons et crustacés, un chiffre quasi stable par rapport à 2023, selon les données officielles. Ce contexte économique difficile renforce encore plus les inquiétudes des pêcheurs, qui se sentent de plus en plus oubliés par les décisions politiques.

Cette situation pose la question de l’avenir de la pêche en France, un secteur crucial pour l’économie maritime. Les pêcheurs espèrent qu’en se mobilisant, ils parviendront à attirer l’attention des autorités sur leurs difficultés croissantes.