Ce vendredi 29 mai 2026, une assemblée générale est prévue au siège de TotalEnergies, situé à La Défense, où les petits actionnaires sont invités à se rassembler. Cet événement s’inscrit dans un contexte particulier : la compagnie pétrolière a récemment annoncé des bénéfices records au premier trimestre, tirés de la guerre au Moyen-Orient et de la crise énergétique. Alors que certains réclament une taxation accrue des profits, les petits actionnaires prennent la parole pour défendre l’entreprise et dénoncer le phénomène de « Totalbashing ».
EN BREF
- Les actionnaires minoritaires de TotalEnergies se réunissent à La Défense.
- Ils défendent la compagnie face aux critiques après des profits record.
- Des manifestations pour une plus grande taxation sont prévues à proximité.
Denys, un actionnaire fidèle de Total depuis plus de quinze ans, exprime son incompréhension face aux critiques qui entourent les bénéfices réalisés par le géant pétrolier. Pour lui, il est illogique de reprocher à Total de répondre aux besoins du marché. Il souligne également l’initiative de la compagnie de plafonner les prix à la pompe, une démarche qu’il considère comme une preuve de la bonne foi de l’entreprise. « C’est la seule compagnie en France qui fait ça, elle n’est pas obligée de le faire », insiste-t-il.
Denys a l’intention de se rendre à l’assemblée générale, où il compte défendre sa position. « Total est un fleuron de l’économie française, on devrait être fier de cette compagnie », déclare-t-il avec passion. Selon lui, le « Totalbashing » est non seulement injustifié, mais pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’économie nationale. « Si Total devait disparaître, ce serait une catastrophe nationale », craint-il.
À quelques pas de là, sur le parvis de La Défense, quatre associations de défense de l’environnement organiseront des manifestations pour appeler à une taxation plus importante de TotalEnergies. Fanny Petitbon, responsable France de l’ONG 350, affirme qu’il est crucial de mettre en lumière le rôle des grandes entreprises pétrolières dans les crises actuelles. « Ce n’est pas les taxer pour le plaisir, c’est les taxer parce qu’elles ont une responsabilité dans les différentes crises que nous subissons, qu’elles soient énergétiques, climatiques ou économiques », explique-t-elle.
Les associations estiment qu’une telle taxe pourrait permettre de financer des aides pour les plus touchés par la crise actuelle et accompagner la transition énergétique. Cette confrontation d’idées entre les petits actionnaires et les militants écologiques illustre la complexité des enjeux liés à l’industrie pétrolière dans un contexte mondial en mutation.
Ce face-à-face à La Défense met en lumière les tensions qui existent autour de l’exploitation des ressources énergétiques et de la responsabilité des entreprises face aux défis environnementaux. Il est indéniable que les bénéfices de TotalEnergies suscitent des débats passionnés, reflétant les préoccupations variées des différentes parties prenantes de l’entreprise.
Alors que l’assemblée générale de TotalEnergies se profile, les enjeux économiques et environnementaux se chevauchent, faisant de cette journée un moment décisif pour l’avenir de la compagnie et pour la relation entre les actionnaires et la société civile.