La colère gronde en France après la découverte du corps sans vie de Lyhanna, une fillette de 11 ans, le 4 juin 2026 dans le Gers. Ce lundi 22 juin, des manifestations ont eu lieu à travers le pays pour réclamer justice pour la jeune victime et demander la démission du ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Parmi les participants, la chanteuse Lio, très engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
EN BREF
- Des manifestations ont eu lieu en France pour la justice de Lyhanna.
- Lio critique Gérald Darmanin et Emmanuel Macron lors des rassemblements.
- Des actions concrètes sont demandées face à l’inaction politique.
À 64 ans, Lio, qui a perdu son fils Diego, se fait entendre dans ces rassemblements, prêtant sa voix aux mouvements féministes et enfants qui s’élèvent depuis le drame. Dans une interview accordée à Le Media TV, l’artiste n’a pas hésité à exprimer son mécontentement vis-à-vis de Gérald Darmanin.
“Je n’attends plus rien d’un ministre de la Justice qui sort son zizi quand des femmes sont là pour demander des logements sociaux”, a déclaré Lio. Cette remarque fait référence à une plainte pour “abus de faiblesse” visant Gérald Darmanin, qui a été maire de Tourcoing de 2014 à 2017. La plaignante avait évoqué une situation dans laquelle elle aurait été contrainte à une “fellation” en échange d’une aide pour son dossier de logement. L’enquête avait été classée sans suite en 2018.
En plus de sa critique de Darmanin, Lio a également pointé du doigt le président de la République, Emmanuel Macron, qu’elle appelle “Foutriquet”. Elle lui reproche son manque d’actions concrètes contre les violences faites aux femmes : “Je ne lui donne aucun crédit”, a-t-elle affirmé. Lio estime que les promesses de Macron lors de son mandat ne se sont pas traduites en mesures effectives.
Les rassemblements ne se limitent pas à Lio. D’autres célébrités, comme Alexandra Lamy, se sont également exprimées sur cette question brûlante. Lors d’une intervention dans l’émission Quotidien sur TMC, Lamy a appelé à des actions concrètes suite à la mort tragique de Lyhanna, dénonçant l’inaction des politiques et l’oubli des associations qui œuvrent pour la protection des plus vulnérables.
“C’est dégueulasse (…) Le problème, c’est que ça fait longtemps que personne n’écoute les associations. Tout le monde s’en fiche. Je pense qu’ils s’en foutent complètement”, a déclaré Lamy le 16 juin dernier. Elle a ainsi souligné l’urgence de réagir face à une situation qu’elle juge inacceptable.
Les manifestations devant les palais de justice se poursuivront chaque lundi, reflétant une volonté collective de ne pas laisser cette affaire sombrer dans l’oubli. Les citoyens, soutenus par des personnalités publiques, cherchent à faire entendre leur voix et à garantir que des mesures concrètes soient prises pour protéger les enfants et les femmes en danger.
La mobilisation continue, et elle est plus que jamais nécessaire pour faire face à l’inaction politique et aux promesses non tenues. La lutte pour la justice et la protection des plus vulnérables est loin d’être terminée.