L’Iran accuse les États-Unis d’une attaque près d’un hôpital pour enfants à Ahvaz

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées, marquées par une accusation sévère de Téhéran. Ce jeudi 16 juillet, l’Iran a dénoncé une attaque américaine à proximité d’un hôpital pour enfants, un acte qualifié de « barbare » par le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

EN BREF

  • Téhéran accuse Washington d’avoir ciblé un hôpital pour enfants à Ahvaz.
  • 211 patients, dont des enfants en chimiothérapie, ont été évacués.
  • Les frappes se poursuivent entre les deux nations, aggravant la situation régionale.

Selon les autorités iraniennes, l’hôpital Shahid Baqaei, spécialisé dans les soins pédiatriques, a été évacué suite à des frappes américaines sur des zones voisines. Ces événements ont engendré une grande détresse parmi les patients, entraînant l’évacuation d’urgence de 211 enfants, certains d’entre eux recevant un traitement contre le cancer.

Des témoignages d’habitants d’Ahvaz, une ville de la province du Khouzistan, révèlent la gravité des bombardements. Un professeur de 34 ans a décrit des explosions si puissantes qu’elles provoquent des tremblements dans son corps, affirmant avoir entendu entre 11 et 12 détonations. « J’ai l’impression que mes oreilles vont exploser », a-t-il partagé avec l’AFP.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a qualifié ces frappes de « crime de guerre », en soulignant que les cibles touchées incluent des infrastructures civiles, comme des hôpitaux. L’ambassade d’Iran en France a ajouté que les familles avaient fui en raison des « explosions assourdissantes » et de la peur ambiante.

Dans un contexte de conflit déjà tendu, la situation s’est détériorée avec la reprise des hostilités autour du détroit d’Ormuz. Les États-Unis ont intensifié leurs frappes, visant selon eux des cibles militaires, mais l’Iran dénonce une stratégie qui inclut des attaques sur des installations civiles. Au total, plus de 30 civils ont perdu la vie depuis le début des affrontements, selon les autorités iraniennes.

En réponse, l’Iran a mené des attaques contre des pays alliés des États-Unis dans la région, utilisant des drones pour cibler des infrastructures à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie. Par ailleurs, un drone iranien a frappé un navire transportant des véhicules américains au large d’un port irakien, témoignant de l’escalade des tensions.

Ce regain de violence s’accompagne de menaces réciproques. Téhéran a averti qu’il pourrait détruire des infrastructures pétrolières si ses installations étaient attaquées. De son côté, Donald Trump a déclaré qu’il frapperait des infrastructures critiques en Iran si les négociations n’avançaient pas.

Le Pakistan, agissant en tant que médiateur, a exhorté les deux parties à mettre un terme aux hostilités et à renouer le dialogue. Cependant, les perspectives d’un retour à la normalité dans le détroit d’Ormuz semblent lointaines, le blocus des ports iraniens ayant été rétabli par les États-Unis récemment.

Alors que la situation continue d’évoluer, l’inquiétude grandit quant à la sécurité des civils pris au piège dans ce conflit. La communauté internationale observe avec attention les développements de cette crise, espérant un apaisement des tensions dans la région.