L’OMS rassure après des décès liés à un hantavirus sur un bateau de croisière

Suite à un incident tragique survenu à bord du MV Hondius, un bateau de croisière néerlandais, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tenu à rassurer le public concernant le hantavirus. Ce virus, qui a causé la mort de trois personnes, représente selon l’OMS un « faible risque » de propagation.

EN BREF

  • Trois décès confirmés à bord d’un bateau de croisière néerlandais.
  • L’OMS évalue le risque de propagation du hantavirus comme faible.
  • Les autorités néerlandaises organisent le rapatriement de passagers malades.

Ce lundi 4 mai, Hans Kluge, directeur régional de l’OMS Europe, a souligné que « le risque pour l’ensemble du public demeure faible » et a appelé à ne pas céder à la panique. Il a précisé que les infections à hantavirus sont rares et souvent liées à l’exposition à des rongeurs infectés, ajoutant qu’elles ne se transmettent pas facilement entre humains.

L’OMS a également indiqué collaborer avec les autorités néerlandaises et les pays concernés pour faciliter la prise en charge médicale des patients, l’évacuation des malades et les investigations sur l’incident. « Nous agissons avec urgence pour soutenir la réponse à l’épisode d’hantavirus à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique suite à ces décès tragiques », a déclaré Kluge.

Dans ses premières communications, l’OMS avait confirmé qu’un cas d’infection par l’hantavirus avait été identifié et qu’il y avait cinq autres cas suspects. Bien que l’hantavirus soit rare, il peut provoquer des maladies respiratoires graves et nécessite une vigilance accrue dans la prise en charge des patients.

Oceanwide Expeditions, la compagnie gestionnaire du MV Hondius, a qualifié la situation de « grave » et a confirmé les trois décès, dont deux à bord et un après le débarquement. Un autre passager est en soins intensifs à Johannesburg, tandis que deux autres personnes nécessitent des soins médicaux urgents. Un patient britannique a également été pris en charge en Afrique du Sud.

Des symptômes ont été détectés chez deux personnes à bord du navire, qui a mis en place des mesures de précaution strictes. L’évaluation précise de la cause des décès n’est pas encore établie, et aucun cas d’hantavirus n’a été confirmé chez les passagers présentant des symptômes à bord.

Les autorités néerlandaises ont accepté de coordonner le rapatriement des deux passagers symptomatiques du Cap-Vert vers les Pays-Bas, dépendant de l’autorisation des autorités cap-verdiennes. Cependant, cette autorisation a été refusée pour protéger la population locale. Un débarquement aux Canaries est désormais envisagé.

Alors que la situation évolue, l’OMS continue de surveiller de près les développements et de fournir des recommandations aux autorités sanitaires. La gestion de ce type d’épidémie souligne l’importance de la coopération internationale en matière de santé publique.