Lucie Lucas, l’actrice connue pour son rôle dans la série Clem, revient sur le devant de la scène avec son apparition dans Demain nous appartient sur TF1. À cette occasion, elle s’est ouverte avec sincérité sur ses luttes personnelles, notamment son burn-out et sa dépression, tout en faisant face à sa responsabilité en tant que mère de trois enfants.
EN BREF
- Lucie Lucas partage son expérience de dépression et de burn-out.
- Elle évoque l’importance de l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
- La comédienne a sensibilisé ses enfants à la santé mentale.
À 40 ans, Lucie Lucas fait face à des épreuves multiples, qu’elle décrit comme un véritable parcours de violences. Dans un entretien accordé à Gala.fr, elle a reconnu qu’il lui faudrait du temps pour surmonter ses défis, mais elle affirme se sentir mieux. « Je vais mieux, clairement. Mais ce n’est pas encore fini pour moi », a-t-elle déclaré, soulignant le besoin de patience dans son processus de guérison.
Pour Lucie, la clé pour avancer est de maintenir un quotidien équilibré. Elle a appris à ne plus se noyer dans le travail, comme cela a été le cas par le passé. « J’essaie de garder un équilibre entre vie de famille, travail, temps pour moi, et de vivre au mieux, d’être la plus heureuse possible », a-t-elle ajouté. Cette recherche d’équilibre est d’autant plus cruciale qu’elle doit jongler avec ses responsabilités familiales.
En tant que mère, la comédienne a d’abord choisi de cacher ses émotions à ses enfants. Cependant, la pression de sa situation l’a poussée à reconsidérer cette approche. « Parfois, la souffrance est trop grande… Plusieurs fois, j’ai craqué devant mes enfants », a-t-elle avoué. Face à cela, elle a décidé qu’il valait mieux être honnête avec eux sur ses luttes, afin de leur donner des clés pour comprendre ce qu’ils ressentaient. « Il faut mettre des mots sur ce que je traversais, sur ce qu’ils voyaient », a-t-elle précisé.
Lucie Lucas a également pris l’initiative de dialoguer avec ses enfants sur des sujets sensibles tels que la santé mentale, les violences subies par les enfants, ainsi que les violences sexistes et sexuelles. Son approche vise à donner à ses enfants des outils pour se protéger et à les sensibiliser à ces problématiques. « Avec des mots et de l’amour, en continuant à s’informer sur ces sujets, je crois qu’on a réussi à maintenir un dialogue et à les rendre plus conscients », a-t-elle déclaré.
À travers son témoignage, Lucie Lucas appelle à ne pas infantiliser les enfants tout en préservant leur innocence. Elle souligne l’importance d’éduquer les plus jeunes sur les réalités du monde, même lorsque celles-ci peuvent être difficiles à aborder. « Je pense qu’il faut arrêter de hiérarchiser les êtres humains », a-t-elle conclu, soulignant son engagement à élever des enfants conscients et résilients face à un monde parfois violent.
En partageant son expérience, Lucie Lucas espère non seulement avancer dans son propre cheminement, mais aussi inspirer d’autres personnes à parler de leurs luttes et à chercher de l’aide. Sa démarche de transparence et d’éducation pourrait bien ouvrir la voie à une plus grande sensibilisation autour des enjeux de la santé mentale.