Dans le village de Fleurance, dans le Gers, l’inquiétude grandit après la disparition de Lyhanna, une fillette de 11 ans, survenue le vendredi 29 mai 2026. Les circonstances de cette disparition demeurent floues, et les recherches intensifiées par les gendarmes soulèvent de nombreuses interrogations au sein de la communauté.
EN BREF
- Lyhanna, 11 ans, a disparu le 29 mai 2026 à Fleurance.
- Jérôme B., 41 ans, mis en examen pour enlèvement et séquestration.
- 200 gendarmes mobilisés pour les recherches, qui se poursuivent activement.
Jérôme B., un homme de 41 ans au profil jugé inquiétant, a été mis en examen pour « enlèvement et séquestration d’un mineur de moins de 15 ans ». Plusieurs témoins affirment avoir vu Lyhanna dans sa voiture le jour de sa disparition. L’individu, habitant de Montestruc-sur-Gers, persiste à nier toute implication, clamant avoir déposé la jeune fille devant la piscine municipale de Fleurance ce jour-là.
Depuis cette date, environ 200 gendarmes se sont mobilisés pour retrouver l’adolescente. Le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers, a tenu une conférence de presse le 2 juin pour donner des nouvelles sur l’avancée des recherches. Il a précisé que les investigations continuent sur le terrain, dans les airs, ainsi que le long des cours d’eau. “On explore tout, mais le nombre de cachettes est presque infini”, a-t-il déclaré, en soulignant que bien que « le temps joue contre nous », la détermination des équipes reste intacte. “On espère qu’elle est en vie. C’est le 5e jour de recherches, mais notre énergie est intacte”, a-t-il ajouté.
Parallèlement, la section de recherches de Toulouse effectue des analyses approfondies, tandis que des chasseurs et des clubs équestres participent activement aux opérations. À Fleurance, l’espace culturel et sportif a été transformé en base opérationnelle. Chaque matin, les gendarmes y reçoivent un briefing avant de se déployer en plusieurs équipes sur les secteurs définis par le commandement.
À Montestruc-sur-Gers, où réside Jérôme B., l’incompréhension est palpable. Dans ce village de 700 habitants, les voisins décrivent le suspect comme “un homme normal”, “affable” et “discret”. Cette situation a suscité de nombreuses interrogations : “Mais qui connaît vraiment ses voisins ?” s’interrogent les habitants. La maire de la commune, sous le choc, a confié à Sud Ouest que “personne ne connaissait le nom de Montestruc. D’un seul coup, on est devenu le village du suspect numéro 1 dans l’affaire Lyhanna.”
La communauté demeure en émoi, espérant un dénouement rapide et positif à cette affaire qui a bouleversé leur quotidien. La mobilisation des gendarmes et le soutien de la population témoignent d’une volonté collective de retrouver Lyhanna et de comprendre ce qui est réellement arrivé.