Maquillage pendant la chimiothérapie : conseils pour une beauté sans risque

Les traitements anti-cancer, tels que la chimiothérapie, ont des effets notables sur le corps et l’esprit des patientes. Face à ces transformations, de nombreuses femmes ressentent le besoin de se maquiller pour restaurer leur image et leur moral. Carine Larchet, maquilleuse professionnelle et responsable de l’atelier correcteur La Roche-Posay, partage son expertise sur les meilleures pratiques à adopter pour se maquiller en toute sécurité durant ces périodes difficiles.

EN BREF

  • Le maquillage peut aider à améliorer le moral des femmes sous chimiothérapie.
  • Il est crucial d’utiliser des produits adaptés pour une peau fragilisée.
  • Un accompagnement professionnel est recommandé pour choisir les bons produits.

Pour beaucoup de patientes, le maquillage devient un précieux allié pour se sentir belle et digne face aux traitements. Carine Larchet souligne que ce geste peut même stimuler la résistance face aux défis que représentent les thérapies. Elle explique : « Les femmes me confient souvent : “J’ai besoin de me sentir belle pour affronter la chimio”. C’est un moyen de retrouver une image positive d’elles-mêmes et de lutter contre la déprime qui peut accompagner ces changements brutaux de leur vie.

Cependant, il est essentiel d’être vigilant quant aux produits utilisés. La peau des femmes sous traitement est souvent asséchée et fragile, ce qui nécessite de choisir des formules adaptées. « Il faut opter pour des cosmétiques qui ne contiennent pas d’alcool, de parabènes ou d’actifs agressifs », prévient Larchet. Pour cela, la gamme Tolériane de La Roche-Posay est recommandée, ayant été testée et validée par des oncologues. Ces produits sont spécifiquement conçus pour apaiser et hydrater, tout en étant respectueux de la peau vulnérable.

Le démaquillage, tout aussi important, doit être effectué avec précaution. Les femmes sont encouragées à utiliser des laits, baumes ou huiles sans huile essentielle, ainsi que des nettoyants doux, comme des savons sans savon. Pour le maquillage des yeux, un démaquillant biphasé ou une eau micellaire glycérinée est conseillé pour créer une barrière protectrice.

Il est également recommandé de consulter des professionnels, tels que des oncologues ou des socio-esthéticiennes, pour recevoir des conseils personnalisés sur les produits et techniques de maquillage. Par exemple, l’application de vernis à ongles à base de silicium peut renforcer la matrice de l’ongle, tandis qu’un mascara non waterproof est préférable pour éviter d’assécher les cils. Pour les lèvres, Larchet suggère des teintes proches de la pigmentation naturelle, comme des cuivrés ou des rosés, tout en évitant les couleurs sombres qui peuvent ternir le sourire.

Pour le teint, privilégier les finis lumineux est crucial afin de raviver l’éclat d’une peau souvent affectée par les traitements. Les blushs dans des tons corail ou bois de rose sont à privilégier, tandis que les terres de soleil sont à éviter pour ne pas alourdir le visage. Concernant les sourcils, une approche naturelle est conseillée : travailler le sourcil poil par poil, en choisissant des crayons dans des teintes beiges ou taupe, permet de créer un effet naturel sans souligner l’absence de poils.

En fin de compte, le maquillage doit avant tout être synonyme de bien-être. Les femmes doivent se sentir à l’aise et confiantes dans leur choix de produits, en accord avec leur sensibilité et leurs besoins durant cette période délicate.

La beauté ne doit jamais être un fardeau, mais un moyen de se réapproprier son image face aux défis de la vie. Avec les bonnes recommandations et un peu de soin, le maquillage peut devenir un véritable outil de résilience.