Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a terminé vendredi une visite de deux jours à Rome, où il a tenté de désamorcer les tensions avec le pape Léon XIV. Pendant son séjour, il a également exhorté les pays européens à prendre des mesures pour contrer l’influence croissante de l’Iran dans le détroit d’Ormuz, une voie navigable stratégique pour le commerce mondial.
EN BREF
- Marco Rubio a appelé les Européens à soutenir les États-Unis face à l’Iran.
- Giorgia Meloni a exprimé son désaccord sur le retrait potentiel des troupes américaines.
- La rencontre a permis d’aborder divers sujets, dont la crise au Moyen-Orient et la liberté de navigation.
La situation au Moyen-Orient reste tendue, et la volonté de Téhéran de prendre le contrôle d’une voie navigable internationale a suscité des préoccupations. « Qu’est-ce que le monde est prêt à faire à ce sujet? Le monde va-t-il accepter que l’Iran contrôle désormais une voie navigable internationale? » a questionné Marco Rubio, soulignant l’importance de la coopération internationale pour maintenir la sécurité maritime.
Rubio s’est également adressé à l’Italie, ainsi qu’à d’autres nations européennes, en critiquant leur manque de soutien aux États-Unis dans cette région. Son intervention fait suite à des remarques de Donald Trump, qui a exprimé son mécontentement face à l’inaction perçue des alliés américains. « Si l’une des principales raisons pour lesquelles les États-Unis font partie de l’Otan est la possibilité de déployer des forces en Europe, cela pose un problème qui doit être examiné », a-t-il ajouté.
Lors de sa rencontre avec la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, au Palais Chigi, Rubio a tenté de clarifier la position américaine. Meloni, qui est une proche alliée de Trump, a confirmé que la discussion avait été « fructueuse » et a abordé des sujets variés tels que la Libye, le Liban et l’Ukraine. Elle a également exprimé son désaccord concernant le retrait éventuel des troupes américaines d’Italie, affirmant que cette décision ne relevait pas de son autorité.
Au cours de sa visite, Rubio a également rencontré le pape Léon XIV au Vatican, un échange qui a eu lieu près d’un mois après que Trump ait critiqué le souverain pontife pour son approche pacifiste. Le secrétaire d’État a évoqué des thèmes importants tels que la liberté religieuse et la menace iranienne. « Il est important de partager nos points de vue et de comprendre d’où nous venons », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’un dialogue constructif.
La rencontre avec le pape a également été marquée par des discussions sur l’aide humanitaire américaine, notamment en ce qui concerne Cuba. En proie à des critiques acerbes, Rubio a relaté que son entretien avait été « très positif », malgré les tensions existantes entre le Vatican et la Maison Blanche.
Le secrétaire d’État américain a par ailleurs exprimé son honneur d’avoir découvert ses origines italiennes, promettant d’apprendre la langue et de revenir en Italie pour y prononcer un discours. Cette déclaration, bien que personnelle, souligne l’importance des liens historiques et culturels qui unissent les États-Unis et l’Italie.
La visite de Marco Rubio à Rome s’inscrit dans un contexte diplomatique complexe, où les relations transatlantiques sont mises à l’épreuve par des enjeux géopolitiques croissants. La réponse des pays européens à l’appel à l’action de Rubio sera scrutée de près, alors que la menace iranienne continue de peser sur la sécurité internationale.