Marie Portolano témoigne contre Pierre Ménès : un procès qui choque le tribunal de Paris

Ce lundi, le tribunal de Paris a été le théâtre d’une audience très médiatisée, où Marie Portolano a témoigné dans le cadre d’un procès en diffamation intenté par son ancien collègue, Pierre Ménès. La tension était palpable, notamment lorsque Portolano a partagé une anecdote glaçante sur son expérience avec Ménès pendant sa grossesse.

EN BREF

  • Marie Portolano témoigne contre Pierre Ménès lors d’un procès en diffamation.
  • Elle évoque des comportements inappropriés de Ménès durant sa grossesse.
  • Le verdict sera rendu le 4 novembre 2026.

Le procès a été déclenché suite à la publication du livre de Marie Portolano, Je suis la femme du plateau, qui a vu le jour en mars 2024. Dans cet ouvrage, elle aborde des sujets sensibles concernant sa relation professionnelle avec Pierre Ménès, et ce dernier estime que deux passages spécifiques sont diffamatoires à son égard. En réponse à ces accusations, Ménès a saisi la justice, ce qui a conduit à cette audience tant attendue.

Malheureusement pour Ménès, il n’était pas présent lors de l’audience. Âgé de 63 ans, il a demandé un report pour des raisons médicales, une demande qui a été refusée par le tribunal. Son avocate, Me Chloé Redon, était également absente, ce qui a suscité l’étonnement de l’avocat de Portolano, Me Christophe Bigot. Ce dernier a exprimé son étonnement face à une telle situation, soulignant qu’il n’avait jamais été témoin d’une absence simultanée de l’accusé et de son représentant légal dans un procès de cette nature.

Portolano, pour sa part, a maintenu chaque mot de son livre. Son témoignage a pris un tournant dramatique lorsqu’elle a déclaré : « Il considère les femmes qui l’entourent comme des choses. » Elle a ensuite partagé un souvenir personnel qui a laissé la salle sous le choc : « Quand j’étais enceinte, il regardait chaque semaine si j’avais pris des seins durant ma grossesse. » Ces mots résonnent comme un écho des luttes plus larges contre le sexisme dans le milieu médiatique.

Au-delà de la simple anecdote, Marie Portolano a également proposé une analyse plus profonde du comportement de Ménès. Elle a comparé son attitude à celle d’un enfant à qui l’on n’aurait jamais expliqué les limites de son comportement. Toutefois, elle a nuancé son propos en élargissant la problématique à l’ensemble du système médiatique qui a permis de telles comportements. « Lui, il est coupable, mais les vrais coupables sont les personnes qui l’ont laissé faire », a-t-elle affirmé, posant ainsi la question de la responsabilité collective.

Ce procès en diffamation est d’autant plus intéressant qu’il s’inscrit dans un contexte où Pierre Ménès est déjà attendu devant le tribunal de Nanterre pour des faits d’atteinte sexuelle datant de 2016. La présomption d’innocence s’applique dans cette affaire, mais les deux audiences, espacées de quelques semaines, soulèvent des interrogations sur l’avenir de Ménès au sein du paysage médiatique français.

Le verdict de cette première audience sera rendu le 4 novembre 2026. Les regards seront alors tournés vers Nanterre, où Ménès devra faire face à de nouvelles accusations douze jours plus tard. Cette situation, marquée par des révélations et des absences notables, témoigne d’une lutte plus vaste contre les abus de pouvoir dans le monde de la télévision et des médias sportifs.