Marine Tondelier milite pour la légalisation du test DPI-A face aux fausses couches

En pleine campagne pour l’élection présidentielle, Marine Tondelier, candidate écologiste, a partagé son expérience personnelle sur les difficultés rencontrées pour devenir mère. Dans un message publié sur son compte X, elle a révélé avoir eu recours à un test non autorisé en France pour concevoir un enfant. Ce test, le DPI-A (diagnostic génétique préimplantatoire des aneuploïdes), a été réalisé en Belgique après plusieurs fausses couches.

EN BREF

  • Marine Tondelier a subi un test DPI-A en Belgique pour concevoir, après des fausses couches.
  • Elle plaide pour la légalisation de ce test en France, actuellement limité aux maladies génétiques rares.
  • Une proposition de loi transpartisane a été déposée à l’Assemblée le 13 octobre.

Le diagnostic génétique préimplantatoire des aneuploïdes permet de vérifier la viabilité des embryons avant leur implantation dans le cadre d’une fécondation in vitro. Bien que ce test soit déjà légal en France, il est restreint aux patientes souffrant de maladies génétiques rares. Marine Tondelier, avec le soutien de plusieurs professionnels de santé, milite pour son extension à un plus grand nombre de femmes.

La professeure Florence Boitrelle, médecin biologiste spécialisée en reproduction, souligne que le DPI-A pourrait réduire considérablement le nombre de fausses couches, en particulier chez les femmes de plus de 35 ans. Elle estime que ce test pourrait faire passer le taux de fausses couches de 39 % à seulement 2,7 % pour ce groupe de patientes. “La plupart des analyses chromosomiques se terminent par des fausses couches dans une écrasante majorité des cas. Donc cette proposition de loi, c’est une loi de protection des femmes”, explique-t-elle.

Le député Romain Eskenazi, co-signataire de la proposition de loi, partage cette vision. “C’est une réforme de notre système de soin qui permet de mieux prendre en compte la souffrance physique et psychologique des femmes engagées dans ces parcours difficiles”, affirme-t-il. En effet, le parcours de procréation médicale assistée (PMA) peut être semé d’embûches, et cette initiative vise à alléger le fardeau des couples confrontés à des difficultés de conception.

La proposition de loi, déposée le 13 octobre, a pour but de rendre accessible le DPI-A à toutes les femmes, et pas seulement à celles touchées par des maladies génétiques. Ce changement pourrait offrir une nouvelle voie d’espoir pour de nombreuses familles qui luttent contre l’infertilité et les fausses couches.

Alors que Marine Tondelier continue de faire campagne pour son projet de légalisation, elle met en avant l’importance de cette démarche pour le bien-être des femmes et des couples concernés. “Nous devons changer les choses pour que chaque femme puisse avoir accès aux soins nécessaires sans stigmatisation”, conclut-elle.