Lors d’une récente intervention sur le plateau de l’émission Tout beau tout neuf, Marlène Schiappa, ancienne ministre, a exprimé son inquiétude concernant la sécurité de sa fille, hôtesse d’armes pour financer ses études. Cette déclaration survient à la suite des violences qui ont marqué les mobilisations du 17 octobre 2026, un sujet qui l’a poussée à critiquer ouvertement le gouvernement qu’elle soutenait habituellement.
EN BREF
- Marlène Schiappa a exprimé sa peur pour sa fille lors des violences du 17 octobre.
- Elle critique l’État pour son incapacité à garantir la sécurité des citoyens.
- Des parents et commerçants partagent son inquiétude face à la montée de la violence.
Au cours de l’émission, Schiappa a évoqué la situation alarmante des commerçants qui, face à la menace de nouveaux pillages, envisagent d’organiser leur propre sécurité. Cette auto-organisation, selon elle, est le signe d’une faillite de l’État et d’un gouvernement qui ne remplit plus son rôle. Elle a souligné que les mesures prises, telles que l’instauration de couvre-feux dans plusieurs villes, ne suffisent pas à rassurer la population.
À Paris, une lettre relative à la manifestation prévue le 24 octobre a également suscité la controverse. Elle encourageait la présence d’“agents de sécurité privés”, une notion qui préoccupe profondément Schiappa. Elle considère que la sécurité publique ne doit pas reposer sur des citoyens se sentant contraints de se défendre eux-mêmes. À cet égard, elle a déclaré : “Le gars n’est pas identifiable. Même si tu le filmes, il n’a pas d’IGPN, il n’a rien.”
Les échanges sur le plateau ont permis de mettre en lumière des opinions divergentes. Cyril Hanouna a interrogé si le fait que des commerçants puissent s’armer pour se défendre était choquant, tandis que Valérie Benaïm a suggéré qu’un casseur pourrait être plus effrayé par un commerçant entouré d’amis que par un policier. Schiappa a appuyé cette réflexion, soulignant l’absence de régulation autour de ces initiatives privées.
Elle a ensuite élargi son propos en affirmant que cette situation n’était pas seulement une inquiétude personnelle. “Plein de parents sont comme moi aujourd’hui”, a-t-elle déclaré, faisant écho à la détresse de nombreuses familles qui hésitent à laisser leurs enfants sortir. Cette crainte collective souligne une rupture de confiance entre les citoyens et l’État, qui doit assurer la sécurité et la protection de tous.
Schiappa a partagé son expérience personnelle, évoquant sa fille travaillant près des Champs-Élysées pendant les événements violents. “Franchement, j’avais peur”, a-t-elle avoué, témoignant d’une angoisse partagée par de nombreux parents. Elle a mentionné les conséquences dramatiques que pourrait avoir la recommandation de recourir à des milices privées pour la sécurité. Pour elle, cela remet en question le pacte républicain et la finalité des impôts, qui doivent garantir des services essentiels comme l’éducation, la santé et la sécurité publique.
La situation actuelle, marquée par des actes de violence et une insécurité croissante, amène Marlène Schiappa à conclure que cette dynamique pourrait avoir des répercussions profondes sur la société. La nécessité d’une réponse gouvernementale adéquate et d’une restauration de la confiance entre l’État et les citoyens est plus pressante que jamais.
Alors que les tensions continuent d’augmenter, la question demeure : comment l’État va-t-il répondre aux attentes de protection de ses citoyens face à cette montée de la violence ? Les inquiétudes de Schiappa résonnent comme un appel à un changement urgent dans la gestion de la sécurité publique.