Mobilisation dans les lycées et universités : blocages annoncés pour les 3 et 5 novembre

Des organisations lycéennes et étudiantes s’apprêtent à bloquer les établissements scolaires en France les mardi 3 et jeudi 5 novembre prochains. Cette action fait suite à une interdiction de parcours de manifestation à Paris, et vise à revendiquer des conditions d’études décentes.

EN BREF

  • Blocages des lycées et universités prévus les 3 et 5 novembre.
  • Les étudiants réclament de meilleures conditions d’études.
  • Une grève intersyndicale est également programmée le 5 novembre.

Ce samedi 31 octobre, lors de l’acte III des mobilisations sociales, Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union des étudiants de France (UEF), a lancé un appel à l’action. Elle a exprimé la nécessité de bloquer les lycées et universités pour faire entendre les revendications des étudiants, notamment en réaction à une interdiction de parcours pour la manifestation de ce week-end à Paris.

« Vouloir interdire les manifestations chaque semaine, vouloir interdire les cortèges qui ont toujours eu lieu dans de bonnes conditions, nous allons leur montrer qu’ils ont tort », a affirmé Kharbach, qui représente également l’Union syndicale lycéenne (USL). Elle a insisté sur la légitimité des revendications étudiantes.

Les blocages ne se limiteront pas à mardi, mais s’étendront également à jeudi, en préparation d’une manifestation qui se tiendra le 5 novembre, en soutien à une grève intersyndicale. « Nous soutiendrons les blocages organisés par les lycéens et les étudiants. Lundi, nous les invitons à s’organiser en assemblées générales pour mieux planifier les actions de blocage », a précisé Ryad Rani, président de l’USL.

Les jeunes activistes ne réclament pas des équipements luxueux pour leurs établissements. « Nous demandons des conditions dignes pour étudier, un plan national sur le bâti », a déclaré Rani. Ces propos soulignent une volonté de changement tangible et urgent dans le système éducatif français.

Les autorités, de leur côté, s’inquiètent des risques de violences lors des manifestations prévues, en particulier en cette période de fête d’Halloween. Pour cette raison, un important dispositif de sécurité sera déployé, comprenant 70 000 policiers et gendarmes.

En parallèle, les Gilets jaunes prévoient également une assemblée nationale des convergences à la fin du mois de novembre, visant à renforcer les luttes sociales et à promouvoir le « blocage économique du pays et la grève générale ». Cette initiative témoigne d’un climat de mobilisation croissant sur plusieurs fronts.

Les étudiants, en s’organisant pour ces blocages, espèrent faire entendre leur voix et obtenir des changements concrets pour améliorer leurs conditions d’études. Dans ce contexte de tensions sociales, le 5 novembre pourrait marquer un tournant dans les mobilisations en cours.