Les syndicats lycéens, après une troisième rencontre décevante avec le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, annoncent leur intention de maintenir la pression pendant les vacances de la Toussaint. Ils souhaitent que la jeunesse reste mobilisée face aux enjeux qui les concernent.
EN BREF
- Les syndicats lycéens annoncent une mobilisation continue pendant les vacances.
- La rencontre avec le ministre Geffray a été jugée insatisfaisante par les représentants.
- Des manifestations sont prévues le 17 octobre en soutien aux mouvements sociaux.
Jeudi 15 octobre 2026, les syndicats lycéens ont rencontré le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, dans le cadre d’une visioconférence. Cette réunion, qui avait pour but de discuter des revendications des jeunes, a laissé les participants sur leur faim. Marius Mesnil, co-secrétaire général de l’Union syndicale lycéenne (USL), n’a pas caché sa frustration, déclarant : « Geffray a fait du Geffray, c’est-à-dire qu’il n’a rien fait une fois de plus. »
Les lycéens, estimant qu’ils n’ont pas été écoutés, ont quitté la réunion après une heure. Louis Letoublon, vice-président du syndicat Les Lycéens !, a exprimé sa déception, ajoutant qu’ils ne se rendraient pas à la prochaine réunion prévue, jugeant celle-ci inutile.
Dans ce contexte, les organisations lycéennes appellent à intensifier la mobilisation. « Ces vacances sont un moyen de pouvoir recentrer nos dynamiques et continuer la lutte d’une manière un peu différente », a déclaré Lydia Hamaden, secrétaire nationale en charge de l’Île-de-France au sein de l’USL. Les lycéens souhaitent également s’adresser directement à Matignon, au Premier ministre, pour faire entendre leurs revendications.
Les syndicats, dont l’USL et Les Lycéens, ont prévu de manifester aux côtés d’autres groupes sociaux, notamment les gilets jaunes, le samedi 17 octobre. Cette date revêt une importance particulière, car elle coïncide avec une période de tensions sociales croissantes en France.
Le mouvement lycéen, qui a débuté dans un établissement de banlieue parisienne mi-septembre, s’est rapidement étendu à travers le pays. Le gouvernement espérait que les vacances scolaires provoqueraient un essoufflement de la mobilisation, mais les syndicats de jeunes continuent de lancer des appels à l’action.
Au cours des dernières semaines, la situation s’est déjà traduite par des affrontements violents. Selon le ministère de l’Intérieur, près de 900 policiers et gendarmes ont été blessés, tout comme plus de 200 lycéens. Les enquêtes ouvertes par l’IGPN, la police des polices, portent sur des blessures significatives, avec quatre cas de blessures mutilantes.
Les revendications des lycéens incluent des demandes concrètes telles que des États généraux pour une refonte de Parcoursup et un plan national pour le bâti scolaire. Ces éléments soulignent l’urgence des préoccupations des étudiants face à un système éducatif qu’ils jugent inadapté.
La réponse des autorités face à la colère lycéenne et aux manifestations reste un sujet de débat, avec des syndicats de police dénonçant une situation difficile pour les agents sur le terrain. À l’approche des vacances de la Toussaint, le climat est tendu et les lycéens semblent déterminés à faire entendre leur voix.