La mobilisation des élèves ne faiblit pas. L’intersyndicale étudiante et professionnelle a lancé un appel, ce jeudi, à une journée de grève et de manifestations prévue pour le 13 octobre. Cette annonce s’inscrit dans un contexte de rassemblements croissants de lycéens et d’étudiants, notamment à Paris.
EN BREF
- Une nouvelle journée de grève est prévue le 13 octobre par l’intersyndicale.
- Les étudiants réclament un budget de 10 milliards d’euros pour l’Éducation nationale.
- Le Premier ministre promet des mesures concrètes à la fin du mois d’octobre.
« Tant qu’on n’aura pas 10 milliards sur la table, nous continuerons à nous mobiliser », a déclaré Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante. Elle a appelé à une participation massive aux manifestations qui se tiendront sur l’ensemble du territoire dès ce mardi. Le budget de l’Éducation nationale pour 2027 prévoit une augmentation de 1,2 milliard d’euros, atteignant un total de 64 milliards d’euros, comme l’a précisé Sébastien Lecornu.
Caroline Cheuvé, secrétaire générale de la Fédération syndicale Unitaire (FSU), a également soutenu cet appel à la grève, invitant tous les personnels de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur à participer à cette mobilisation.
Le Premier ministre, lors d’une intervention récente, a tenté de calmer les tensions exprimées par les lycéens. Il a promis de présenter des décisions concrètes d’ici la fin octobre. Parallèlement, Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne (USL), a sollicité un « rendez-vous » avec le Premier ministre, affirmant que des propositions chiffrées sont prêtes.
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, doivent rencontrer ce jeudi les trois principales organisations lycéennes. L’ordre du jour inclut des discussions sur « les questions de démocratie lycéenne » ainsi que la plateforme d’orientation post-bac, Parcoursup. Les élèves de terminale devraient bénéficier dès cette année des mesures qui seront mises en avant, a précisé Édouard Geffray.
Le ministre a également évoqué un « plan d’urgence » concernant le remplacement des professeurs, dont les détails seront communiqués dans les heures ou jours à venir. Ce jeudi, il doit annoncer « les premières mesures concrètes » lors du journal de 20 heures de TF1.
Des manifestations se sont déjà déroulées dans plusieurs villes ce jeudi, bien que leur ampleur soit moindre que celle des rassemblements de mardi, où entre 266 000 et 450 000 personnes avaient défilé à travers la France. Néanmoins, l’image de la place de la Bastille à Paris, envahie par des milliers de manifestants, a marqué les esprits.
Selon les informations fournies par le ministère de l’Éducation, environ 96 % des établissements scolaires étaient ouverts et 157 lycées sur 3 700 étaient fermés à la mi-journée. Le ministère a également précisé que la grève parmi les personnels n’était pas largement suivie. En revanche, Ryad Rani a indiqué à l’AFP que « 2 000 lycées étaient à l’arrêt » ce jeudi, soulignant ainsi l’ampleur des revendications.
Les prochains jours s’annoncent déterminants pour la suite du mouvement lycéen, avec une attention particulière sur les engagements du gouvernement pour répondre aux revendications des étudiants.