Un homme de 44 ans, identifié comme Mauricio K., est décédé alors qu’il était en garde à vue au commissariat de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, le mardi 27 octobre. Suite à cet événement tragique, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été chargée d’une enquête pour déterminer les causes de son décès. Parallèlement, le père de la victime a déposé une plainte pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, imputées à des agents de l’autorité publique.
EN BREF
- Un homme de 44 ans est mort en garde à vue à Saint-Ouen.
- L’IGPN enquête sur les circonstances de son décès.
- Le père de la victime porte plainte pour violences ayant causé la mort.
Mauricio K., d’origine angolaise et vivant en France depuis ses 8 ans, travaillait comme peintre. Son avocat, Me Yassine Bouzrou, a souligné que son client avait été interpellé la veille de son décès pour des faits d’injure publique, de menaces et d’outrages à l’encontre d’un agent de l’autorité publique. Le placement en garde à vue avait été retardé en raison d’un taux d’alcoolémie élevé constaté lors de son interpellation.
Après une première audition, Mauricio K. a été reconduit dans sa cellule, où son état a rapidement décliné. Il a été retrouvé inanimé, et malgré les premiers secours prodigués par les policiers, il n’a pas pu être réanimé par les pompiers, étant en arrêt cardiorespiratoire.
Suite à cet incident, le père de la victime a décidé de porter plainte auprès du procureur de Bobigny. Dans la plainte, l’avocat de la famille met en lumière les circonstances de l’interpellation et de la garde à vue. Selon ses dires, des violences graves auraient pu être commises durant l’interpellation et potentiellement au sein du commissariat, conduisant à la mort de Mauricio K.
Me Yassine Bouzrou a affirmé que « les violences pourraient être la cause de sa mort », précisant que le quadragénaire n’avait aucune maladie grave qui aurait pu justifier ce décès soudain. D’après une source proche de l’enquête, l’autopsie réalisée après le décès indique pour l’heure une cause naturelle. Toutefois, l’avocat conteste cette hypothèse, affirmant que « personne n’y croit » et que « mourir en garde à vue sans antécédent médical est suspect ». Il a exprimé son scepticisme face à cette explication et a insisté sur la possibilité que son client ait été victime de violences.
L’enquête de l’IGPN a pour but d’éclaircir les circonstances exactes de la mort de Mauricio K. Le parquet de Bobigny a précisé que la saisine de l’IGPN est une procédure standard lorsque qu’une personne décède durant une garde à vue.
La situation soulève des questions sur les pratiques policières et la nécessité de garantir la sécurité des personnes placées en garde à vue. Les résultats de l’enquête pourraient avoir des conséquences notables sur les procédures en vigueur et sur la confiance du public envers les forces de l’ordre. Le cas de Mauricio K. met en lumière les enjeux cruciaux de la responsabilité et de la transparence au sein des institutions judiciaires.