Olivier Galzi, maire d’Avignon, critique l’affichage du drapeau palestinien au festival

Le festival d’Avignon, reconnu comme l’une des plus importantes manifestations théùtrales au monde, se retrouve au cƓur d’une polĂ©mique aprĂšs les dĂ©clarations du nouveau maire de la ville, Olivier Galzi, sur l’affichage du drapeau palestinien lors de l’Ă©vĂ©nement. Dans une interview accordĂ©e Ă  France Inter, M. Galzi, Ă©lu sous la banniĂšre de la droite diversifiĂ©e, a exprimĂ© son dĂ©saccord quant Ă  la prĂ©sence de symboles politiques au sein d’un festival qu’il considĂšre comme un lieu de rassemblement culturel.

EN BREF

  • Olivier Galzi estime que le festival doit rassembler, non diviser.
  • Le festival 2025 a Ă©tĂ© marquĂ© par des actions en faveur de la cause palestinienne.
  • Le budget du festival s’Ă©lĂšve Ă  environ 16 millions d’euros, avec de nombreuses crĂ©ations prĂ©vues.

Lors de l’Ă©dition 2025, le festival avait mis Ă  l’honneur la langue arabe, mais le maire a regrettĂ© que la cause palestinienne ait Ă©tĂ© trop mise en avant. « J’ai Ă©tĂ© un peu choquĂ© l’Ă©tĂ© dernier par une utilisation qui a pu ĂȘtre faite pour Ă©voquer notamment de maniĂšre un petit peu trop poussĂ©e la question palestinienne », a-t-il dĂ©clarĂ©. Pour M. Galzi, « la culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser ».

Il a soulignĂ© que l’affichage de drapeaux et les prises de parole politiques peuvent crĂ©er des tensions et de la division. Son intervention a suscitĂ© un Ă©cho important dans le milieu culturel, oĂč la question de la libertĂ© d’expression est essentielle.

En rĂ©ponse, Tiago Rodrigues, le directeur du festival, a affirmĂ© avoir discutĂ© avec Olivier Galzi et qu’il avait reçu son soutien pour le projet actuel du festival. « Nous continuerons Ă  ĂȘtre une manifestation culturelle exemplaire dans la dĂ©fense des libertĂ©s de crĂ©ation, de programmation et d’expression », a-t-il prĂ©cisĂ©.

En 2025, une tribune signĂ©e par plus d’une centaine d’artistes du monde théùtral avait dĂ©noncĂ© les violences Ă  l’encontre de la population palestinienne, appelant Ă  une reconnaissance de l’État palestinien. Cette prise de position avait aussi Ă©tĂ© publiĂ©e dans le magazine TĂ©lĂ©rama, soulignant une volontĂ© collective de faire entendre une voix critique sur la situation en Palestine.

MalgrĂ© les tensions, le festival d’Avignon prĂ©voit une programmation riche pour sa 80e Ă©dition, qui se dĂ©roulera du 4 au 25 juillet. Avec un budget d’environ 16 millions d’euros, le festival est soutenu par des subventions provenant de la ville et de la mĂ©tropole d’Avignon, dont Olivier Galzi est Ă©galement Ă  la tĂȘte. Cette annĂ©e, la CorĂ©e du Sud sera mise Ă  l’honneur avec au total 47 spectacles prĂ©vus, parmi lesquels 30 crĂ©ations.

La question de la prĂ©sence de symboles politiques dans les Ă©vĂ©nements culturels demeure un sujet sensible, suscitant des dĂ©bats autour de la libertĂ© d’expression et du rĂŽle de l’art dans la sociĂ©tĂ©. Le festival d’Avignon, avec son histoire riche et sa rĂ©putation internationale, se doit de naviguer avec prĂ©caution dans ces eaux tumultueuses, tout en restant fidĂšle Ă  sa mission premiĂšre : cĂ©lĂ©brer la diversitĂ© et la crĂ©ativitĂ© des arts vivants.