Parcoursup : Catherine Moisan défend la plateforme face aux critiques de racisme et d’opacité

Depuis son lancement en 2018, la plateforme d’affectation des futurs étudiants de l’enseignement supérieur, Parcoursup, est régulièrement sous le feu des critiques. Notamment celles des lycéens qui jugent le système opaque et stressant. Lors d’une interview sur RMC, Catherine Moisan, membre du comité éthique et scientifique de la plateforme, a répondu à ces accusations, notamment celles de racisme et d’inefficacité.

EN BREF

  • La plateforme Parcoursup fait face à des critiques de manque de transparence.
  • Catherine Moisan défend le système, appelant à des améliorations plutôt qu’à sa suppression.
  • Les critères de sélection des formations doivent être clarifiés pour réduire l’opacité.

Les revendications des lycéens se concentrent sur la suppression de Parcoursup, jugée inadaptée. Des figures politiques telles que Jean-Luc Mélenchon ou Bruno Retailleau soutiennent également cette cause. Cependant, Catherine Moisan souligne qu’aucune alternative viable n’a été proposée jusqu’à présent.

Lors de son intervention, elle a rappelé que les critiques sur l’algorithme de sélection ne prennent pas en compte le fait que le classement des candidats est principalement réalisé par chaque formation elle-même. “Il y a environ la moitié des licences où aujourd’hui tout le monde pourra aller parce qu’elles ne sont pas très demandées”, a-t-elle déclaré. Elle a précisé que la sélection est plus problématique pour des formations spécifiques comme les prépas, les BTS ou les IUT, qui ont toujours eu leurs propres critères de sélection.

Elle a aussi abordé la question des accusations de racisme envers Parcoursup, qu’elle qualifie de “loufoques”. Pour elle, ces accusations sont souvent basées sur le sentiment d’opacité qui entoure la plateforme. À ce sujet, elle a reconnu que la transparence devait être améliorée. “Nous, c’est notre préconisation depuis des années. Il faut afficher les critères, et ce n’est pas fait précisément. C’est ce qui crée le sentiment d’opacité”, a-t-elle expliqué.

En parallèle, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a également évoqué sur BFMTV que des “améliorations” de Parcoursup seront proposées au Premier ministre d’ici la fin du mois d’octobre. Cela pourrait indiquer une volonté de répondre aux préoccupations exprimées par les lycéens et de rendre le système plus transparent.

Il est donc clair que la question de Parcoursup continue de susciter des débats passionnés. Tandis que certains appellent à sa suppression, d’autres insistent sur la nécessité de l’améliorer, tout en reconnaissant ses lacunes en matière de communication et de transparence.

En conclusion, la défense de Catherine Moisan met en lumière la complexité de la situation actuelle. Le défi reste de trouver un équilibre entre les attentes des lycéens, la nécessité d’un système équitable, et la réalité des critères de sélection qui préexistent dans de nombreuses formations.