La situation des stations-service en France est préoccupante. Ce mercredi 28 octobre 2026, plus de 2 400 d’entre elles sont à court de carburant, qu’il s’agisse d’essence, de gazole ou de sans plomb. Les données, mises à jour le 27 octobre, proviennent des déclarations des exploitants eux-mêmes, et sont relayées par le site gouvernemental prix-carburants.gouv.fr.
EN BREF
- 2 446 stations-service en France signalent une rupture de carburant.
- Le Grand Est est la région la plus touchée avec 19 % de ses stations en difficulté.
- Le Premier ministre annonce une baisse des prix prévue pour le 1er novembre.
Face à cette pénurie, chaque région n’est pas touchée de la même manière. Le Grand Est se distingue avec 19 % de ses stations-service en difficulté, suivi par l’Occitanie avec 15 % et la Bourgogne-Franche-Comté à 12 %. L’Île-de-France, quant à elle, affiche un taux de rupture de 11 %, une légère amélioration par rapport à 18 % observé deux jours auparavant.
Pour aider les automobilistes à naviguer dans cette situation complexe, une carte interactive a été mise mise à disposition. Elle permet de localiser les stations-service concernées et d’identifier le type de carburant indisponible dans chacune d’elles.
En parallèle, le gouvernement a annoncé des mesures pour faire face à la flambée des prix du carburant. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis une baisse des tarifs pour les consommateurs à partir du 1er novembre. Cette baisse serait rendue possible grâce à la mise sur le marché de 10 millions de barils issus des réserves stratégiques françaises. Les premières ventes aux distributeurs étaient initialement programmées pour ce mercredi 28 octobre.
Les prévisions gouvernementales estiment que cette réduction pourrait se chiffrer entre 12 et 18 centimes par litre, offrant ainsi une économie d’environ dix euros par plein pour les automobilistes. Toutefois, Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, a précisé que les modalités de cette initiative nécessitaient encore des discussions avec le gouvernement. Il a déclaré que cette mesure fournirait une « petite bouffée d’oxygène » pour les consommateurs, mais qu’elle ne serait pas suffisante pour garantir un approvisionnement stable en carburant.
Il est donc impératif pour les automobilistes de rester vigilants et de se tenir informés sur l’état des stations-service et des prix du carburant dans les jours à venir. La situation pourrait évoluer rapidement, mais pour l’heure, la pénurie persiste dans de nombreuses régions du pays.