Plus de 160 lycées d’Île-de-France fermés en raison de la mobilisation des élèves

La mobilisation des élèves en Île-de-France se poursuit, entraînant la fermeture de plus d’un tiers des lycées de la région. Ce lundi 4 octobre, plus de 160 établissements seront inaccessibles, selon les déclarations de la présidente de la région, Valérie Pécresse, sur Franceinfo. Cette situation intervient à la veille d’une nouvelle journée de blocages, qui inquiète le gouvernement.

EN BREF

  • Plus de 160 lycées fermés en Île-de-France lundi.
  • Valérie Pécresse dénonce une « logique d’émeute urbaine ».
  • Le gouvernement prévoit des mesures pour répondre aux revendications.

Lors d’une intervention ce dimanche, Valérie Pécresse a souligné que ces fermetures touchent plus d’un tiers des 468 lycées publics de la région. « Je suis triste parce que je pense à ce tiers de lycéens qui ne va pas avoir cours pendant des semaines », a-t-elle déclaré, exprimant son inquiétude face à l’ampleur de la mobilisation.

La présidente de la région, anciennement ministre, a également évoqué l’objectif de ce mouvement, qui serait, selon ses instigateurs, de « tenir jusqu’aux vacances » de la Toussaint, prévues pour le 17 octobre. Elle a dénoncé la transformation de la mobilisation en une « logique d’émeute urbaine », qualifiant de « manipulés » les jeunes qui s’engagent dans des actions violentes. Pécresse a insisté sur le fait que ces actes nuisent à la légitimité des revendications des élèves, qui dénoncent le manque de professeurs et l’insalubrité des locaux.

« Quand des gens, qui n’ont rien à voir avec le lycée, débarquent cagoulés de noir avec des bidons d’essence et viennent foutre le feu, ça s’appelle une logique d’émeute urbaine », a-t-elle critiqué, tout en promettant que la région se portera « partie civile dans chaque procès de casseur ». Elle a rappelé que les dégâts causés par ces violences étaient évalués à sept millions d’euros.

De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que « entre 400 et 500 » lycées à travers le pays avaient suspendu leurs cours vendredi dernier, en raison de conditions de sécurité insuffisantes ou d’attaques ciblées sur le personnel. Il a précisé qu’il y aurait probablement un nombre similaire d’établissements touchés ce lundi, bien que certains pourraient reprendre partiellement les cours.

En réponse à cette crise, le ministre a adressé une « feuille de route » aux ministres concernés, stipulant que les cours devaient reprendre « partout » où les conditions de sécurité le permettent. Il a également fixé un calendrier pour aborder certaines des revendications des élèves.

Pour faire face à la situation, le Premier ministre a ordonné un traitement prioritaire des remplacements d’enseignants absents et des postes non pourvus. Un premier bilan de ces mesures est attendu le 16 octobre. Par ailleurs, une réunion sera convoquée mardi avec les présidents de région pour discuter des rénovations d’établissements scolaires et des améliorations à apporter à la plateforme Parcoursup d’ici la fin du mois d’octobre.

Ce contexte de tension et de mobilisation pose des questions fondamentales sur l’avenir de l’éducation en Île-de-France, et les répercussions de ces actions sur la vie scolaire des élèves. Les autorités sont mises à l’épreuve pour trouver un équilibre entre écoute des revendications, maintien de l’ordre et préservation des droits des élèves.