Réformes budgétaires de juillet : taux du Livret A, remboursements fiscaux et changements divers

Chaque début de mois, le portefeuille des Français est impacté par une série de réformes et de changements. En juillet, plusieurs mesures notables sont mises en œuvre, touchant à la fois les taux d’épargne, les remboursements d’impôts et divers frais bancaires. Voici ce que vous devez savoir.

EN BREF

  • Le taux du Livret A pourrait augmenter à 1,8 % en juillet.
  • Les remboursements d’impôts débuteront le 25 juillet pour certains contribuables.
  • Des hausses tarifaires pour les services bancaires et d’assurance chômage sont à prévoir.

Les contribuables français qui ont trop payé d’impôts en 2022 peuvent s’attendre à un remboursement cet été. En effet, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a annoncé que les virements seront effectués le 25 juillet et le 1er août. Cette double date vise à gérer le volume de remboursements, qui concerne entre 10 et 15 millions de foyers chaque année, coïncidant avec la mise en ligne des avis d’imposition.

Un autre enjeu majeur de ce mois concerne le taux du Livret A, le livret d’épargne réglementée. Le 10 juillet, l’Insee publiera l’inflation définitive de juin, un chiffre crucial pour déterminer les taux du Livret A, du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) et du Livret d’épargne populaire (LEP). Actuellement fixé à 1,5 %, le taux du Livret A pourrait atteindre 1,8 % sous l’effet des pressions inflationnistes.

Pour le LEP, dont le taux doit être supérieur d’au moins 0,5 point par rapport au Livret A, il est envisagé qu’il soit maintenu à 2,5 % ou même porté à 2,8 % pour conserver une différence significative avec le Livret A.

Le 1er juillet marquera également des changements notables pour les plateformes de cryptomonnaies. Celles-ci devront démontrer leur solidité aux régulateurs financiers, sinon elles devront cesser leurs activités. Cette législation, connue sous le nom de MiCA, a déjà permis à une vingtaine d’entreprises d’obtenir un agrément.

En matière de services bancaires, plusieurs caisses du Crédit Agricole vont ajuster leurs grilles tarifaires, affectant les frais de tenue de compte et les cotisations de cartes. Ces changements entreront en vigueur le 1er juillet.

Les allocations d’assurance chômage seront également revalorisées à partir de ce mois. La revalorisation, qui devrait être annoncée par le conseil d’administration de l’Unédic, devrait rester en dessous de 2 %, en raison de la hausse des prix à la consommation.

Par ailleurs, un coup de pouce exceptionnel pour la prime d’activité est prévu, permettant à environ 3 millions de ménages de percevoir en moyenne 50 euros supplémentaires par mois, une mesure entrée en vigueur le 1er avril mais dont les effets seront visibles dès juillet.

Les étudiants bénéficiant de l’aide personnalisée au logement (APL) doivent mettre à jour leur situation auprès de la CAF avant la fin juillet pour continuer à percevoir l’aide, surtout s’ils conservent leur logement cet été.

Attention, pour les consommateurs de gaz ayant souscrit à une offre de marché, une hausse de 7,4 % du prix de vente du gaz est attendue en juillet, selon la Commission de régulation de l’énergie.

Un nouveau congé parental, applicable aux naissances ou adoptions à partir du 1er janvier 2026, sera également introduit en juillet. D’une durée d’un à deux mois, ce congé pourra être pris de manière flexible par les deux parents.

Les soldes d’été de 2026 débuteront le 24 juin et s’étendront jusqu’au 21 juillet dans la plupart des départements, avec quelques exceptions, comme en Corse où les dates seront décalées.

A partir du 1er juillet, une nouvelle taxe de 3 euros s’appliquera aux petits colis importés dans l’Union européenne d’une valeur inférieure à 150 euros, s’ajoutant à une taxe déjà existante de 2 euros en France.

Enfin, la troisième édition du leasing social ouvrira le 16 juillet, permettant aux ménages modestes de louer des véhicules électriques à prix réduit. Ce programme, qui a déjà aidé 100 000 Français, vise à soutenir 50 000 nouveaux bénéficiaires cette année.

Ces changements, qu’ils soient en matière de taux d’épargne, de remboursements d’impôts ou de réglementation, illustrent bien les enjeux budgétaires auxquels les ménages français devront faire face dans les semaines à venir.