RSF demande la libération de Christophe Gleizes, un an après sa condamnation en Algérie

Le 29 juin 2026 marque une date tragique pour le journaliste français Christophe Gleizes, qui commémore un an de détention en Algérie. Condamné à sept ans de prison pour des accusations telles que « apologie du terrorisme » et « possession de publications nuisant à l’intérêt national », cette situation a suscité une forte réaction de la part de l’organisation Reporters sans Frontières (RSF).

EN BREF

  • Christophe Gleizes est en prison depuis un an, condamné pour des accusations controversées.
  • RSF appelle à sa libération immédiate et à une grâce présidentielle.
  • Les proches de Gleizes, ainsi que la FIFA, soutiennent sa cause.

Ce lundi, RSF a renouvelé son appel à la libération immédiate de Gleizes. Dans un communiqué, Thibaut Bruttin, directeur général de l’organisation, a souligné l’absence de Gleizes dans les stades lors de grands événements sportifs, notamment le Mondial de football. « Un an que Christophe Gleizes est injustement détenu », a-t-il déclaré, ajoutant que son accréditation pour le Mondial 2026 rappelle que sa place est avec ses pairs, et non derrière les barreaux.

Le parcours de Gleizes a pris une tournure dramatique en mai 2024, lorsqu’il a été arrêté alors qu’il réalisait un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Cet incident a conduit à son placement sous contrôle judiciaire, suivi de sa condamnation un an plus tard.

En mars 2026, le journaliste a retiré un pourvoi en cassation, espérant ainsi ouvrir la voie à une grâce présidentielle. Cependant, la justice algérienne a récemment rejeté un recours du parquet, scellant la poursuite judiciaire contre lui. Ses parents, Sylvie et Francis Godard, ont exprimé leur espoir que les récentes évolutions judiciaires en Algérie débouchent rapidement sur une grâce pour leur fils.

Dans leur communiqué, ils ont souligné la nécessité de voir ces progrès se traduire par une issue favorable. « Nous continuons d’attendre, avec espoir et dignité, le retour de Christophe parmi nous », ont-ils précisé, évoquant également la maladie de la grand-mère de Gleizes, âgée de 102 ans, qui a exprimé son désir de revoir son petit-fils.

Le soutien des proches de Gleizes s’ajoute à l’appel de la FIFA. Son président, Gianni Infantino, a également exprimé son désir de voir le journaliste bénéficier d’une grâce présidentielle, renforçant ainsi la pression sur les autorités algériennes.

Alors que le pays évolue sur le plan judiciaire, le cas de Christophe Gleizes reste un symbole fort des défis auxquels font face les journalistes en Algérie. La situation met en lumière les tensions entre la liberté de la presse et les lois restrictives qui régissent le pays. La communauté internationale continue de suivre de près cette affaire, espérant une résolution rapide et favorable pour le journaliste et sa famille.