Ce lundi 6 juillet, la Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a exprimé son souhait d’interdire les espaces « no kids » en France. Cette déclaration s’inscrit dans le cadre de la remise d’un rapport de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNCDH), qui a récemment examiné les conséquences de ce phénomène sur l’intégration des enfants dans la société.
EN BREF
- Sarah El Haïry propose d’interdire les espaces « no kids » pour lutter contre la discrimination.
- La CNCDH souligne que l’exclusion des enfants affecte également leurs parents.
- Des recommandations pour améliorer l’intégration des enfants dans l’espace public sont avancées.
Sarah El Haïry a affirmé sa position en faveur de l’interdiction de ces espaces lors d’une interview. Elle a mentionné que ces établissements, qui se multiplient, créent une discrimination liée à l’âge. En effet, le rapport de la CNCDH indique que l’exclusion des enfants n’affecte pas seulement les jeunes, mais aussi leurs parents, qui se retrouvent marginalisés dans des lieux réservés aux adultes.
Au cours de son intervention, la Haute-commissaire a qualifié ce phénomène d’intolérance, affirmant qu’il est de son devoir de défendre les droits des enfants. « Je me bats pour qu’on reconnaisse les droits des enfants. Si il faut clarifier et renforcer la loi, on le fera », a-t-elle déclaré, mettant en lumière l’impact de cette exclusion sur la société.
Les espaces « no kids » sont de plus en plus fréquents, notamment dans certains établissements touristiques tels que des campings et des hôtels. Cette tendance suscite des réactions mitigées. Par exemple, Gaëtan, un habitant de Corrèze, a exprimé son mécontentement : « Plus personne ne supporte rien. Les gens qui sont dérangés par un enfant sont dérangés par tout, par un oiseau qui piaffe à côté d’eux. » Cette citation illustre la frustration croissante face à l’exclusion des enfants dans l’espace public.
La Haute-commissaire a également souligné les conséquences néfastes de cette exclusion. Elle a abordé des questions de santé mentale et d’acquisition de l’autonomie chez les enfants, en insistant sur le fait qu’un enfant doit être perçu comme un être humain à part entière, avec des droits. « Quand on sait l’explosion des violences sur les enfants, il y a un moment, stop », a-t-elle averti, appelant à une prise de conscience collective.
Pour remédier à cette situation, le rapport de la CNCDH propose plusieurs mesures. Parmi celles-ci, l’élaboration de panneaux de signalisation adaptés aux enfants et l’aménagement de rues piétonnes autour des écoles. Ces initiatives visent à redonner une place aux enfants dans l’espace public et à promouvoir leur bien-être.
La discussion autour des espaces « no kids » soulève des questions fondamentales sur l’inclusion des enfants dans la société. En tant qu’éléments essentiels de notre communauté, il est crucial de veiller à ce qu’ils soient respectés et intégrés dans tous les aspects de la vie quotidienne.