Le 12 octobre 2026, Ségolène Royal a exprimé des réserves sur le soutien qu’elle pourrait apporter à Raphaël Glucksmann, récemment élu à la tête de la primaire de la gauche sociale-démocrate. Dans un message diffusé sur X, elle a souligné ses craintes concernant une possible dérive vers le macronisme, qu’elle a qualifié de désastre pour la France.
EN BREF
- Ségolène Royal questionne la légitimité de la primaire de la gauche.
- Raphaël Glucksmann doit rassembler le parti après sa victoire.
- Royal craint une dérive vers le macronisme et conditionne son soutien.
Raphaël Glucksmann, eurodéputé, a remporté la primaire de la gauche avec un large soutien, mais cette victoire s’accompagne de défis notables. Dès dimanche soir, il a été victime d’un incident lors d’un événement public, illustrant les tensions entourant sa candidature. Au sein du parti, Ségolène Royal, figure emblématique de la gauche, souhaite jouer un rôle actif dans la campagne présidentielle de 2027, mais ses déclarations récentes laissent entrevoir un scepticisme grandissant.
Ancienne ministre et première femme à atteindre le second tour d’une élection présidentielle en France, Ségolène Royal a fait part de son soutien à Glucksmann, mais ses paroles sont teintées d’ambivalence. Elle a déjà qualifié le leader de Place publique de « stagiaire », insinuant une certaine distance critique envers lui. Après avoir terminé troisième de la primaire avec seulement 7,6 % des voix, elle a exprimé des doutes sur la dynamique actuelle au sein de la gauche, questionnant la présence d’un véritable consensus.
« Si ça dérive vers le macronisme, qui a mis la France en faillite, ce sera sans moi », a-t-elle déclaré, mettant en lumière ses réticences quant aux orientations politiques que pourrait prendre Glucksmann. Dans son message, elle a également soulevé des préoccupations concernant le coût de participation à la primaire, qui, selon elle, a pu dissuader des électeurs potentiels, notamment parmi les jeunes et les catégories populaires.
Royal a également mis en lumière les conditions de vote, remettant en question la validité du scrutin. « Vous me demandez si les 80 000 nouveaux inscrits sont de gauche ? Je ne le sais pas plus que vous », a-t-elle affirmé, illustrant ainsi ses doutes sur la composition des électeurs. En évoquant la question des voix perdues du fait des frais d’inscription, elle a révélé des inquiétudes quant à la capacité de la gauche à rassembler efficacement autour de Glucksmann.
Alors que Glucksmann s’apprête à assumer son rôle de leader, il devra faire face à la tâche ardue d’apaiser les tensions internes et de rassembler un parti fracturé. Les doutes de Ségolène Royal, bien qu’énoncés avec la volonté d’unir, pourraient compliquer ses efforts. Reste à voir si elle parviendra à surmonter ses réserves et à s’engager pleinement dans cette campagne cruciale.