Le mois de septembre est souvent synonyme de nouvelles dépenses pour les ménages français. Entre les impôts, la rentrée scolaire et divers frais, de nombreux Français sont contraints de revoir leurs priorités financières. Une étude récente d’OpinionWay pour Bonial révèle que 60 % des Français ont dû reporter certains achats ou projets en raison de cette pression budgétaire croissante.
EN BREF
- 60 % des Français reportent des achats à cause des dépenses de septembre.
- 54 % estiment que septembre est un mois plus coûteux.
- 70 % des ménages deviennent plus vigilants sur leurs dépenses.
La rentrée ne se limite pas à un simple retour à la routine. Elle engendre une accumulation de dépenses qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français. Selon le baromètre « Du pouvoir d’achat au vouloir d’achat », 54 % des répondants considèrent septembre comme un mois plus cher que les autres. En effet, près de 19 % d’entre eux estiment même que ce mois est « beaucoup plus coûteux ».
Parmi les dépenses récurrentes, les frais liés à la rentrée scolaire sont particulièrement préoccupants. Environ 58 % des Français affirment que ces dépenses ont augmenté cette année. Ce sentiment est plus marqué chez les parents d’enfants mineurs, dont 67 % déclarent faire face à une hausse des coûts. Pour ceux ayant deux enfants mineurs, cette proportion atteint 75 %.
Ces hausses de coûts s’accompagnent d’une vigilance accrue sur les dépenses. En effet, 70 % des Français indiquent être plus attentifs à leur budget ce mois-ci. Cette attention se traduit par une réduction des achats, 63 % des personnes interrogées ayant choisi de limiter leurs dépenses au strict nécessaire. Parmi elles, 32 % le font en raison d’une contrainte budgétaire, tandis que 31 % prennent cette décision par choix.
Les dépenses dites « plaisir » subissent également un coup dur. Actuellement, seulement 57 % des Français se permettent encore de se faire plaisir occasionnellement, un chiffre en baisse de 6 points par rapport à mai 2026. Cela souligne une tendance où les dépenses nécessaires prennent le pas sur celles superflues.
Par ailleurs, l’étude révèle que 60 % des Français ont reporté certains achats ou projets prévus en raison des charges financières liées au mois de septembre. Plus inquiétant, 54 % d’entre eux ont définitivement renoncé à certains achats. Cette situation illustre un changement significatif dans le comportement des consommateurs, qui ne se contentent plus de rechercher des promotions, mais doivent désormais faire des choix difficiles quant à leurs dépenses.
La réévaluation des dépenses ne se limite pas aux achats occasionnels. Environ 61 % des répondants affirment faire le point sur leurs dépenses régulières, telles que les abonnements ou les forfaits. Cette remise à plat est particulièrement courante chez les jeunes adultes, avec 73 % des 18-24 ans adoptant cette démarche, contre seulement 51 % chez les seniors de 65 ans et plus.
Cette pression budgétaire a également des conséquences sur l’épargne des ménages. Pour faire face à l’accumulation des frais, 42 % des Français déclarent avoir puisé dans leurs économies. De plus, 16 % envisagent de recourir à un emprunt pour gérer leur situation financière.
Les résultats de cette étude mettent en lumière l’impact significatif des dépenses de rentrée sur l’état d’esprit des Français. Près de 89 % d’entre eux expriment un sentiment négatif à l’égard de leur pouvoir d’achat, un niveau record depuis le début du baromètre. Cette tendance suggère que les arbitrages budgétaires pourraient perdurer dans les mois à venir, affectant ainsi les intentions d’achat et la consommation globale.
En somme, le mois de septembre apparaît comme un véritable mois de réajustement budgétaire pour de nombreux Français. Les comportements observés pourraient signaler une tendance à surveiller de près, alors que les ménages s’efforcent de maintenir un équilibre financier face à une pression croissante.