La rentrée de Sonia Mabrouk sur BFMTV est marquée par des tensions. La journaliste, qui a récemment pris les rênes de l’émission 100 % Mabrouk, a vu ses choix d’invités susciter une controverse au sein de la chaîne. Sa réponse à ces critiques témoigne de sa volonté de ne pas se laisser influencer par des jugements externes.
EN BREF
- Sonia Mabrouk a commencé son émission sur BFMTV avec des invités controversés.
- La Société des journalistes de BFMTV a exprimé son mécontentement face à ces choix.
- La journaliste défend son approche pluraliste du journalisme.
Le 24 août, Sonia Mabrouk a fait ses débuts sur BFMTV, animant son nouveau programme de 18 h 45 à 21 heures. Pour sa première émission, elle a reçu Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal ETHIC, suivie le lendemain par Céline Pina, ancienne chroniqueuse de CNews. Ces choix d’invités, jugés polémiques, ont rapidement provoqué des réactions au sein de la chaîne.
La Société des journalistes de BFMTV a dénoncé la présence de ces personnalités, rappelant certaines de leurs déclarations controversées. Face à ce mécontentement, Sonia Mabrouk a choisi de défendre ses choix éditoriaux. « Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra vous y habituer », a-t-elle déclaré sur X, marquant ainsi un refus de se plier à une vision unique du journalisme.
Dans un contexte où les débats autour de la ligne éditoriale sont vifs, Sonia Mabrouk a insisté sur la nécessité d’une approche pluraliste. « Votre hémiplégie politique et démocratique est déshonorante, surtout en pleine campagne présidentielle », a-t-elle ajouté, dénonçant ainsi ce qu’elle considère comme un manque de diversité dans les opinions représentées dans les médias.
Cette prise de position fait écho à une autre intervention sur France Inter, où Sonia Mabrouk a eu un échange tendu avec Benjamin Duhamel. Lors de cette discussion, elle a défendu sa volonté de « porter le fer dans la plaie » en prenant des invités aux opinions variées. Le ton s’est intensifié lorsque Duhamel a évoqué CNews comme une « chaîne d’opinion », ce à quoi Mabrouk a réagi en lui renvoyant ses propres déclarations.
Le dialogue a révélé les tensions qui existent autour de la perception du journalisme. Sonia Mabrouk, en se positionnant comme une journaliste engagée, cherche à faire entendre sa voix dans un paysage médiatique souvent polarisé. « Vous n’avez pas l’impression que c’est le loup dans la bergerie ? », a-t-elle conclu, soulignant les défis auxquels elle fait face.
Cette rentrée est donc pour Sonia Mabrouk non seulement un nouveau défi professionnel, mais aussi une occasion de revendiquer son intégrité et sa vision du journalisme. Elle reste déterminée à ne pas laisser les critiques entacher son image ou sa manière de travailler. « Je ne me laisserai pas salir », a-t-elle affirmé, une déclaration qui résume sa position face aux controverses qui l’entourent.