SpaceX réussit un nouvel essai de sa fusée Starship avant son entrée en Bourse

La dernière version de la fusée Starship, développée par SpaceX, a effectué avec succès un nouvel essai de vol vendredi, marquant une avancée significative pour l’entreprise aérospatiale fondée par Elon Musk. Alors que SpaceX s’apprête à entrer en Bourse, ce vol a attiré l’attention du secteur et du grand public.

EN BREF

  • La fusée Starship a décollé du Texas et a duré environ 65 minutes.
  • Bien que l’essai ait connu des accrocs, l’étage supérieur a atteint sa destination prévue.
  • SpaceX se prépare à une entrée en Bourse et vise des missions lunaires pour la NASA.

Le vol, qui a eu lieu peu après 17h30 locales (22h30 GMT), a vu le décollage de l’engin, mesurant 124 mètres de haut, suivi d’une séparation réussie des deux étages de la fusée. Malgré quelques problèmes techniques, l’équipe de SpaceX a manifesté sa satisfaction lorsque l’étage supérieur s’est abîmé comme prévu dans l’océan Indien.

Jared Isaacman, le patron de la NASA, a salué cet essai sur le réseau social X, affirmant qu’il rapprochait l’agence de ses objectifs d’exploration lunaire et martienne. « Bravo à SpaceX et Elon Musk pour un sacré décollage de Starship V3 », a-t-il déclaré.

Ce douzième test visait à démontrer les améliorations apportées à la fusée, après un précédent vol qui avait eu lieu sept mois plus tôt. L’événement était particulièrement attendu, notamment en raison des ambitions de SpaceX de réaliser l’une des plus importantes introductions en Bourse de l’histoire, tout en intégrant ses projets de satellites Starlink et de nouvelles technologies d’intelligence artificielle avec xAI.

Malgré les succès enregistrés, des défis persistent. Le porte-parole de SpaceX, Dan Huot, a signalé que le propulseur n’avait pas produit la poussée attendue, ce qui a conduit à un atterrissage rapide et imprévu dans le Golfe du Mexique. Bien que la récupération de l’engin ne fût pas prévue, l’entreprise avait l’intention de le faire s’abîmer à un endroit précis.

Lors de ce vol, Starship a également déployé avec succès des satellites factices, dont deux destinés à analyser le bouclier thermique de l’engin. Toutefois, l’étage supérieur n’a pas atteint l’orbite idéale en raison d’un dysfonctionnement d’un moteur. Huot a qualifié cette situation d’« insertion orbitale non idéale ».

En ce qui concerne les projets futurs, SpaceX souhaite que la fusée Starship soit utilisée pour les missions lunaires de la NASA, avec un objectif d’envoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2028. Cette ambition se heurte à la concurrence de la Chine, qui prévoit également d’envoyer des hommes sur la Lune d’ici 2030. Le gouvernement américain, sous l’administration Trump, a exprimé des inquiétudes quant à la capacité des États-Unis à respecter ce calendrier.

Un des défis majeurs reste la démonstration de la capacité à se ravitailler en propergol en orbite, étape fondamentale pour les missions de longue durée. Bien que les précédentes missions de Starship aient été couronnées de succès, certaines se sont soldées par des explosions spectaculaires, mettant en lumière les risques associés aux vols d’essai.

À travers ces essais, SpaceX continue de s’affirmer comme un acteur clé dans le secteur spatial, tout en naviguant entre succès et défis techniques. Le chemin vers une utilisation opérationnelle de Starship est encore semé d’embûches, mais chaque essai rapproche l’entreprise de ses objectifs ambitieux.