Un tragique accident d’hélicoptère a coûté la vie à sept personnes, dont le chef du renseignement de l’Équateur, Michele Sensi-Contugi, mercredi dernier au Kenya. Ce drame, survenu lors d’une excursion, a également emporté cinq ressortissants américains et le pilote kényan.
EN BREF
- Le chef du renseignement équatorien, Michele Sensi-Contugi, meurt dans un crash d’hélicoptère.
- Cinq ressortissants américains, dont son épouse, et un pilote kényan sont décédés.
- Trois jours de deuil ont été décrétés par le gouvernement équatorien.
L’accident s’est produit près du mont Ololokwe, à environ 250 kilomètres au nord de Nairobi, peu après 9 heures du matin. L’appareil, un EC-130-B4, fabriqué par Eurocopter, s’est écrasé dans le centre du pays. Les autorités américaines et équatoriennes ont rapidement confirmé l’identité des victimes.
Michele Sensi-Contugi, âgé de 44 ans, était un proche collaborateur du président équatorien Daniel Noboa, qui dirige un pays confronté à une grave crise sécuritaire. Nommé directeur du renseignement en 2024, il avait également occupé le poste de ministre de l’Intérieur pendant quelques mois. Auparavant, Sensi-Contugi avait connu un parcours d’homme d’affaires prospère dans le secteur de la mode, représentant Noboa au sein d’entreprises publiques telles que la compagnie pétrolière nationale Petroecuador.
Son épouse, Stephany Hollihan, 42 ans, était créatrice de mode et amie de la Première Dame, Lavinia Valbonesi. Le ministre équatorien des Infrastructures et des Transports, Roberto Luque, a partagé sa peine sur le réseau social X, déclarant : « Aujourd’hui, Michele et Stephany sont partis bien trop tôt. Je pense à leur famille, en particulier à leurs enfants et à leurs parents. »
La vice-présidente équatorienne, María José Pinto, a également exprimé sa tristesse sur le même réseau social. « Aujourd’hui est un jour très triste et douloureux. Il y a des moments où les mots ne suffisent pas pour comprendre ni pour expliquer une perte aussi inattendue », a-t-elle écrit.
En réponse à ce drame, le gouvernement équatorien a décrété trois jours de deuil national. L’Assemblée nationale a annoncé que le drapeau du Palais législatif à Quito sera mis en berne pendant cette période. Parallèlement, la chaîne américaine Telemundo a révélé qu’un de ses hauts responsables en Floride, José Alberto Suárez, était également décédé dans cet accident.
Des enquêteurs de l’Autorité d’enquête sur les accidents aériens du Kenya (AAID) ont été dépêchés sur les lieux pour déterminer les causes de l’accident. Fredrick Kabunge, directeur de l’AAID, a indiqué que les opérations avaient été suspendues en raison de l’obscurité et de la complexité du terrain. « Les opérations ont été suspendues jusqu’à demain (jeudi) », a déclaré David Nkoroi, chef de la police de la région de Samburu.
Ce drame met en lumière non seulement la perte tragique de vies humaines, mais également les défis auxquels l’Équateur est confronté en matière de sécurité et de gouvernance. La communauté internationale observe avec attention les développements de cette affaire, alors que le pays pleure ses dignitaires disparus.