Un homme de 26 ans écroué pour projet d’attentat contre le Louvre et une synagogue

Un Tunisien de 26 ans a été placé en détention provisoire à Paris, soupçonné d’avoir préparé plusieurs attentats en région parisienne. Les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le considèrent comme un individu radicalisé dont les projets étaient déjà à un stade avancé.

EN BREF

  • Un homme de 26 ans a été écroué pour avoir projeté des attentats à Paris.
  • Il visait notamment une synagogue et le musée du Louvre.
  • Les enquêteurs estiment avoir évité un attentat imminent.

Mis en examen ce lundi par une juge antiterroriste, le suspect a été arrêté dans les Hauts-de-Seine. Selon des informations révélées par Le Monde, il est soupçonné d’avoir envisagé plusieurs attaques à Paris, en particulier contre une synagogue située dans le XVIe arrondissement et contre le célèbre musée du Louvre. Lors de l’audience devant le juge des libertés et de la détention, le parquet a demandé un huis clos, invoquant le caractère sensible de la procédure antiterroriste.

Le jeune homme, de nationalité tunisienne, a été interpellé à son domicile par les agents de la DGSI la semaine dernière, suite à des renseignements jugés inquiétants. Lors de l’opération, son téléphone portable, du matériel informatique et plusieurs objets d’intérêt pour l’enquête ont été saisis.

Une source proche du dossier a précisé que les services de renseignement estiment avoir empêché un passage à l’acte imminent. « C’est un profil de solitaire, mais ses projets commençaient à prendre une tournure très concrète. Les services de police ont véritablement évité un attentat. Il commençait à rassembler des produits pour fabriquer une bombe », a-t-elle déclaré.

En outre, l’enquête s’intéresse à ses échanges avec d’autres sympathisants d’une mouvance islamiste radicale prônant le djihad. Bien qu’il ne possédât pas de papiers, le jeune homme était employé et hébergé par sa famille. Jusqu’à présent, il ne présentait aucun antécédent judiciaire. Lors de ses auditions, il a contesté les accusations portées contre lui. Son avocat, contacté par la presse, n’a pas souhaité s’exprimer publiquement sur cette affaire.

Cette affaire soulève des questions sur la montée de la radicalisation et les mesures de prévention mises en place par les services de renseignement. Les autorités continuent de surveiller les groupes susceptibles de représenter une menace pour la sécurité publique.