Le samedi 28 octobre, une femme a été retrouvée morte dans une embarcation sur les côtes anglaises, lors d’une tentative de traversée illégale de la Manche depuis les côtes françaises. Cette tragédie a été confirmée par la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar) dans un communiqué diffusé le lendemain.
EN BREF
- Une femme retrouvée morte lors d’une traversée clandestine de la Manche.
- Les autorités britanniques soulignent les dangers de ces traversées.
- 66 migrants secourus à Boulogne-sur-Mer ce week-end.
Selon l’association d’aide aux migrants Utopia 56, la victime, dont la nationalité et l’âge n’ont pas été précisés, est une femme. Dans un message posté sur le réseau social X, l’association a exprimé son chagrin, déclarant : « Si le droit international était respecté et si des voies de passage sûres existaient, cela ne serait pas arrivé. »
Les autorités ont repéré l’embarcation dans le secteur de Wissant, dans le Pas-de-Calais, mais celle-ci n’avait formulé aucune demande de secours durant la traversée. Une fois interceptée, une personne à bord a été trouvée inconsciente et, malgré les efforts du Maritime Rescue Coordination Center (MRCC) de Douvres, son décès a été constaté dans l’après-midi.
Les autorités britanniques ont exprimé leur tristesse face à ce drame, déclarant : « Cette nouvelle tragédie souligne les terribles dangers que représentent ces traversées. » Elles ont également rappelé leur engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités françaises et leurs partenaires étrangers afin de prévenir de tels voyages périlleux.
Ce week-end, plusieurs départs d’embarcations de migrants tentant de rejoindre l’Angleterre ont été signalés au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross). En effet, une première embarcation de fortune avait été repérée dans l’embouchure de la baie de la Somme, permettant le sauvetage de 66 migrants, qui ont été débarqués à Boulogne-sur-Mer. La veille, une autre opération avait été menée au large de Quiberville, dans la Seine-Maritime, où deux personnes avaient également nécessité une assistance médicale.
Cette tragédie survient dans un contexte où un nouvel accord franco-britannique a été signé le 23 avril dernier, visant à freiner les traversées clandestines de la Manche. Cet accord de trois ans représente la deuxième reconduction du traité de Sandhurst, initialement conclu en 2018. Les autorités espèrent que des mesures plus strictes permettront de réduire ces tragédies en mer.
En 2025, au moins 29 migrants ont perdu la vie en mer, tandis que neuf décès ont été déplorés depuis le début de l’année. Ces chiffres rappellent la nécessité urgente d’agir pour garantir la sécurité des personnes cherchant à traverser la Manche.