Ce samedi, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a fait une déclaration marquante concernant la mort de son père, Ali Khamenei, tué lors des bombardements israélo-américains. S’exprimant pour la première fois depuis les funérailles de son prédécesseur, il a affirmé que la « vengeance » pour cet acte serait « inévitable ». Cette déclaration survient dans un contexte de tensions accrues entre l’Iran et les États-Unis, exacerbées par des frappes réciproques qui ont eu lieu au cours de la semaine.
EN BREF
- Mojtaba Khamenei annonce une vengeance « inévitable » après la mort de son père.
- Les frappes israélo-américaines ont causé la mort de 17 Iraniens et blessé 115 autres.
- Les tensions entre l’Iran et les États-Unis se poursuivent, avec des menaces de part et d’autre.
Lors de son intervention, Khamenei a exprimé un engagement profond envers la mémoire de son père, assurant que « nous jurons de venger son sang pur et celui de tous les martyrs de ces deux guerres, versé par des assassins criminels et déshonorants ». Il a également évoqué une liste de « criminels » responsables de ces actes, ajoutant que « ces criminels emporteront dans leur tombe le souhait d’une mort paisible dans leur lit ». Cette déclaration souligne l’intensification des hostilités et la volonté de l’Iran de répondre à ce qu’il considère comme des provocations injustifiées.
Dans le même temps, l’ancien président américain Donald Trump a intensifié le ton martial en déclarant que les États-Unis étaient prêts à agir contre l’Iran. Sur la plateforme Truth Social, il a affirmé que l’armée américaine avait donné l’ordre de « décimer et détruire complètement toutes les régions d’Iran ». Trump a également mentionné que « 1.000 missiles sont prêts à tirer et pointés vers la République islamique d’Iran », ajoutant que des milliers d’autres missiles étaient à disposition.
Les frappes menées par les États-Unis ont eu lieu sur plusieurs nuits consécutives, entraînant des pertes humaines significatives, et Téhéran a dénoncé ces actions comme des attaques ciblant des infrastructures civiles. Le ministère iranien de la Santé a fait état de 17 décès et de 115 blessés suite à ces bombardements.
En réponse, l’Iran a riposté en visant ses voisins du Golfe, avec des frappes signalées au Koweït, à Bahreïn et au Qatar. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a averti que toute attaque contre les infrastructures iraniennes entraînerait une riposte. Ce climat d’hostilité ne laisse présager rien de bon pour les relations entre l’Iran et les États-Unis, alors que les deux pays continuent d’échanger des menaces.
Concernant les négociations de paix, Trump a confirmé qu’il était ouvert à poursuivre les discussions, mais a déclaré que le cessez-le-feu était « terminé ». De son côté, Téhéran affirme avoir respecté les engagements pris lors des précédentes négociations. Abbas Araghchi a déclaré sur X que son pays avait « tenu parole », tout en insistant sur le fait qu’aucune négociation ne pourrait avoir lieu tant que les États-Unis n’auraient pas révisé leurs positions, notamment concernant le transit dans le détroit d’Ormuz.
Cette situation complexe et tendue soulève des questions sur l’avenir des relations internationales dans la région, et sur la façon dont les décisions politiques et militaires vont influencer l’équilibre des forces en présence.