Violences au lycée des Iris : des actes de vandalisme qui compromettent les revendications lycéennes

Ce jeudi 8 octobre, le lycée des Iris à Lormont, près de Bordeaux, a été le théâtre d’une scène de violences inouïes. Alors que les lycéens s’étaient mobilisés pour faire entendre leurs revendications, une vingtaine de casseurs a investi l’établissement, provoquant des dégâts considérables en quelques instants. Armoires brûlées, vitres brisées et matériel scolaire détruit : l’ampleur du saccage est choquante.

EN BREF

  • Vandalisme au lycée des Iris à Lormont par une vingtaine de casseurs.
  • Des dégâts matériels importants, y compris un incendie dans la salle d’imprimerie.
  • Aucune interpellation signalée à ce stade de l’enquête.

Les vidéos diffusées par RMC montrent des individus cagoulés, vêtus de noir, utilisant un vélo pour briser les vitres d’une salle de classe. En l’espace de quelques secondes, ces casseurs ont réussi à retourner le mobilier et à vider les extincteurs de l’établissement. La situation a rapidement dégénéré avec l’incendie d’une salle d’imprimerie, essentielle pour les élèves du BTS communication, où le stock de papier a été consumé.

Etienne, un élève de terminale présent sur les lieux, témoigne de son désarroi face à ces actes destructeurs : « Je suis attristé de voir ça, on revendique de ne pas avoir de bonnes conditions pour étudier, mais là elles sont dégradées encore plus. Cela va nuire à nos revendications et cela n’a aucun intérêt. »

Le proviseur de l’établissement, Thierry Malewicz, a expliqué que des échanges avaient eu lieu avec les élèves concernant leurs revendications. « Tout s’est bien passé jusqu’à 10h, lorsque les élèves sont partis manifester à Bordeaux. Trente minutes plus tard, nous avons été assaillis par des personnes cagoulées qui ont mis le feu à des objets devant l’établissement puis ont saccagé une partie de l’établissement », a-t-il rapporté.

Il a également fait part de sa déception, soulignant que l’établissement proposait la seule formation de ce type en Nouvelle-Aquitaine. « J’ai essayé de discuter avec eux et lorsque j’ai vu que le dialogue n’était pas possible, j’ai déclenché le plan intrusion », a-t-il ajouté. La fermeture de l’établissement a été annoncée pour le lendemain, une décision prise face à l’ampleur des dégâts.

À ce jour, aucune interpellation n’a été effectuée, selon plusieurs sources proches de l’enquête. La préfète de Gironde, le maire de Lormont, un représentant du conseil régional ainsi que le recteur sont attendus à Lormont à 17h pour évaluer la situation.

Ces événements soulèvent des questions sur l’avenir de la mobilisation lycéenne et la manière dont les revendications pourront être entendues après de tels actes de violence. Le défi sera de restaurer un climat propice à l’échange et à la discussion, tout en réfléchissant aux mesures à prendre pour garantir la sécurité des établissements scolaires.