La Bourse de New York a connu une journée difficile mardi, affichant un recul significatif en raison des inquiétudes entourant les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. Les investisseurs sont restés sur leurs gardes face à l’absence de confirmations concernant la tenue de nouvelles discussions, alors que l’expiration d’une trêve, prolongée par le président Donald Trump, approche à grands pas.
EN BREF
- Le Dow Jones et le Nasdaq ont chuté de 0,59 % chacun.
- Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran restent incertains.
- Les ventes de détail aux États-Unis ont augmenté de 1,7 % en mars.
Les deux principaux indices boursiers, le Dow Jones et le Nasdaq, ont enregistré une baisse de 0,59 %, tandis que l’indice élargi S&P 500 a perdu 0,63 %. Patrick O’Hare, analyste chez Briefing.com, a souligné que les nouvelles incertaines sur les négociations entre les deux pays entraînent une certaine hésitation sur le marché, laissant les investisseurs dans le flou quant à l’évolution future des événements.
Aucune délégation n’a été confirmée pour se rendre au Pakistan, où des pourparlers sont censés avoir lieu. Le vice-président JD Vance, qui doit diriger la délégation américaine, était toujours à Washington à la mi-journée, selon les informations fournies par la Maison Blanche. Cette absence de développement a engendré un climat d’imprévisibilité, comme l’a indiqué O’Hare.
Peu après la clôture de Wall Street, le président Trump a annoncé qu’il prolongeait le cessez-le-feu avec l’Iran jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, Téhéran avait déjà signifié que le délai imparti pour la trêve touchait à sa fin, ce qui accentue les tensions sur le marché.
O’Hare a rappelé que les marchés financiers avaient souvent déjà fait face à des incertitudes similaires par le passé, où des solutions de dernière minute étaient trouvées. Cependant, aucune annonce n’a été faite concernant la reprise des pourparlers, et le président Trump a réaffirmé le maintien du blocus sur les ports iraniens.
Les analystes notent également que dans le contexte de tensions géopolitiques, il est fréquent que le marché réagisse initialement de manière négative, avant de se stabiliser au fil du temps. Nancy Tengler, de Laffer Tengler Investments, a précisé que le marché a tendance à s’ajuster après avoir été confronté à des chocs de ce type.
Sur le marché obligataire, une légère hausse des rendements a été observée, le rendement à 10 ans des emprunts de l’État américain atteignant 4,30 %, contre 4,25 % à la clôture de la veille.
En matière de chiffres économiques, les ventes de détail aux États-Unis ont enregistré une hausse de 1,7 % en mars, dépassant les prévisions des économistes qui tablaient sur une augmentation de 1,4 %. Cette progression est partiellement attribuée à l’augmentation des prix du pétrole et de l’essence, mais elle reflète également une augmentation des dépenses hors énergie, ce qui est un signe positif pour l’économie.
Par ailleurs, l’audition au Sénat de Kevin Warsh, candidat de Donald Trump pour la présidence de la Réserve fédérale, a été marquée par son engagement à agir en tant qu’« acteur indépendant », rejetant toute idée d’être sous l’influence du président américain. Cette position a été bien accueillie par les investisseurs.
Sur le plan des entreprises, certains résultats ont suscité un intérêt particulier. Par exemple, l’assureur santé UnitedHealth a vu son action grimper de 6,96 % à 346,01 dollars, grâce à un bénéfice net par action de 7,23 dollars pour le premier trimestre, bien au-dessus des attentes des analystes. Ce résultat encourageant a également conduit l’entreprise à relever ses prévisions pour l’année en cours.
En revanche, le secteur de la défense a subi des pertes, avec des actions comme celles de RTX, Northrop Grumman et GE Aerospace enregistrant des baisses respectives de 4,40 %, 6,98 % et 5,56 %. Malgré une augmentation des commandes en raison des tensions au Moyen-Orient, leurs prévisions n’ont pas su rassurer le marché.
La journée à Wall Street souligne donc l’impact direct des incertitudes géopolitiques sur les marchés financiers, avec des investisseurs attentifs aux développements des négociations entre les États-Unis et l’Iran, tout en gardant un œil sur les indicateurs économiques internes.