Mobilisation du 5 novembre : l’Éducation nationale rejoint la grève intersyndicale

À la suite de l’appel à la mobilisation nationale lancé par l’intersyndicale, l’Éducation nationale a décidé de se joindre au mouvement prévu le jeudi 5 novembre 2026. Cette initiative fait suite à une période de contestation intense observée tout au long du mois d’octobre et s’inscrit dans un contexte où les syndicats du privé, à l’exception des établissements hors contrat, appellent également à la grève.

EN BREF

  • L’Éducation nationale participe à la mobilisation du 5 novembre 2026.
  • Les syndicats du privé dénoncent des conditions de travail précaires.
  • Plus de 600 actions sont attendues à travers la France.

Les syndicats de l’enseignement privé sous contrat, qui scolarisent plus de deux millions d’élèves en France, sont à l’origine de cet appel à la grève. Ce mouvement est motivé par un sentiment d’insatisfaction face à la revalorisation salariale proposée, jugée insuffisante. En effet, les syndicats rapportent que la revalorisation a été réduite de 1,2 % à 1,3 % sur une période de six mois, ce qui représente une augmentation de seulement 2 euros brut par mois, alors que le Smic a connu une hausse de 2,41 %.

Ce jeudi 5 novembre, les enseignants du secteur privé manifestent pour faire entendre leurs revendications, notamment concernant leurs salaires et leurs conditions de travail. Les syndicats, tels que la CFDT, le SNEPL-CFTC, le SNPEFP-CGT et le SYNEP CFE-CGC, qualifient cette mobilisation de « première » dans l’histoire du secteur privé.

Cette décision de se mobiliser arrive à un moment où la France fait face à une recrudescence des mouvements sociaux, notamment avec le retour des Gilets jaunes. Prévu pour le même jour, cet acte II des Gilets jaunes promet des manifestations significatives, avec des milliers de participants attendus dans de nombreuses villes. Selon les informations disponibles, plus de 600 actions de mobilisation ont été planifiées, incluant des manifestations, des occupations de ronds-points et des rassemblements devant des lieux stratégiques tels que des gares et des stations-service.

Les syndicats de l’éducation, tout en s’alignant sur ces mouvements, souhaitent ainsi renforcer leur message et mettre en avant les difficultés rencontrées par les professionnels de l’enseignement. Ils considèrent que les propositions de revalorisation salariale ne sont pas à la hauteur des attentes et témoignent d’un manque de considération pour un secteur essentiel au bon fonctionnement de la société.

Dans ce contexte, la mobilisation du 5 novembre s’annonce comme un rendez-vous clé pour les syndicats, qui espèrent obtenir des réponses concrètes aux revendications exprimées. L’union des forces syndicales pourrait donner un nouvel élan à leurs actions et mettre en lumière les enjeux cruciaux auxquels font face les enseignants et les travailleurs du secteur privé.

Alors que les préparatifs pour cette journée de grève se poursuivent, les acteurs de l’éducation et des mouvements sociaux se tiennent prêts à faire entendre leur voix dans le paysage français, avec l’espoir d’un changement significatif dans leurs conditions de travail et de rémunération.