Anne Hidalgo condamne une amende de 90 000 euros pour parité dans la direction

Le 31 mars 2020, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a fait l’objet d’une attention médiatique particulière suite à une amende de 90 000 euros infligée à la Ville. Cette sanction, qui a suscité de vives réactions, a été imposée en raison de la nomination jugée déséquilibrée des femmes aux postes de direction au sein de l’administration parisienne.

EN BREF

  • Anne Hidalgo a été sanctionnée pour avoir nommé trop de femmes à des postes de direction.
  • Elle a réagi avec humour, qualifiant la décision d’« absurde et injuste ».
  • La maire insiste sur l’importance de promouvoir la parité dans les nominations.

Cette enquête a débuté après une perquisition effectuée à la mairie de Paris, dans le cadre d’une vérification sur la légalité de l’attribution d’un marché public. Ce marché concernait la cérémonie de commémoration des dix ans des attentats du 13 novembre 2015. L’information a été confirmée par l’AFP, après sa diffusion initiale par le Canard Enchaîné.

Anne Hidalgo a exprimé son étonnement face à cette décision. Lors d’un conseil de Paris, elle a déclaré avec ironie : « Je vais me réjouir aujourd’hui que nous ayons été condamnés à une amende ». Pour elle, cette sanction illustre une forme de résistance à la promotion des femmes dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes. Elle a souligné que les chiffres des nominations dans la Ville montraient un déséquilibre en faveur des femmes, avec un taux de 69% de nominations féminines.

Dans un ton humoristique, Hidalgo a poursuivi : « Ce qui est très beau avec la bureaucratie, c’est qu’elle ne connaît absolument pas le discernement. Elle ose tout ». Elle a également annoncé son intention de régler personnellement l’amende, accompagnée de ses adjointes et de ses directrices, soulignant ainsi l’importance de son message.

Cette amende a également été l’occasion pour l’élue socialiste de réaffirmer sa détermination à promouvoir la parité au sein des instances dirigeantes. Elle a insisté sur le fait que « le retard partout en France est encore très grand » et qu’il était nécessaire d’accélérer les efforts pour arriver à une véritable égalité des genres dans les nominations publiques.

En conclusion, cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontées les collectivités dans la mise en œuvre de politiques de parité. Anne Hidalgo, par son franc-parler et son engagement, continue de faire de la promotion des femmes une priorité, malgré les obstacles rencontrés.