Dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux enfants, Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, a exprimé sa volonté que les parents puissent demander un certificat d’honorabilité pour les personnes qui s’occupent de leurs enfants. Cette proposition, énoncée ce mardi sur Sud Radio, vise à renforcer la sécurité des mineurs en permettant aux parents d’accéder à des informations cruciales sur les antécédents judiciaires des personnes qu’ils emploient.
EN BREF
- Sarah El Haïry propose un certificat d’honorabilité pour les gardes d’enfants.
- Ce document vise à vérifier l’absence de condamnations judiciaires.
- Un projet de loi sera présenté prochainement pour élargir ce dispositif.
Lors de son intervention, Sarah El Haïry a déclaré : « Que tu sois papa ou maman qui embauche une baby-sitter, tu dois avoir le droit de demander un certificat d’honorabilité ». Ce document certifie qu’une personne n’a pas de condamnation au casier judiciaire, ni d’inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes, ce qui est essentiel pour garantir la sécurité des enfants.
Elle a ajouté : « Je ne veux pas demain que des parents employeurs me disent vous saviez qu’il avait été condamné, nous n’avions pas accès à cette information ». Cette déclaration souligne l’importance de la transparence dans le processus de recrutement des personnes en contact avec les enfants.
Un projet de loi en préparation
Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, ainsi que la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, devraient présenter un texte dans les semaines à venir. Ce texte a pour but d’élargir le champ d’application du certificat d’honorabilité, qui est actuellement accessible uniquement aux institutions ou associations accueillant des enfants. Sarah El Haïry a souligné que ce projet de loi s’inscrit dans une démarche plus vaste de protection de l’enfance.
Stéphanie Rist avait évoqué, fin mars, la nécessité d’un meilleur partage d’informations afin de réduire le risque que des enfants se retrouvent avec des prédateurs. Actuellement, tout adulte intervenant auprès d’enfants n’est pas soumis à un contrôle de ses antécédents judiciaires, ce qui pose un problème de sécurité. La ministre a promis que ce périmètre de contrôle sera élargi dans le cadre du projet de loi.
Des résultats encourageants
Le 29 septembre, Sarah El Haïry a rapporté des résultats significatifs concernant la protection de l’enfance. En effet, grâce à la généralisation en octobre du système de vérification des antécédents judiciaires, 4 800 personnes ont été écartées des secteurs de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant. De plus, près de 900 000 attestations d’honorabilité ont été délivrées au 10 avril.
Ce dispositif, qui vise à renforcer la sécurité des enfants, semble donc porter ses fruits. Les parents sont ainsi de plus en plus conscients de l’importance de s’assurer que les personnes qui s’occupent de leurs enfants ne présentent pas de risques. L’initiative de Sarah El Haïry pourrait bien marquer un tournant dans la façon dont la société aborde la sécurité des mineurs.
Cette proposition soulève également des questions sur la responsabilité des employeurs et la nécessité d’une vigilance accrue lorsqu’il s’agit de confier la garde d’enfants. En renforçant cette approche, le gouvernement cherche à instaurer un cadre plus sûr pour les jeunes, tout en responsabilisant les parents dans leur choix d’employés.