Un Français a été placé à l’isolement après avoir voyagé avec un cas confirmé d’hantavirus, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) signale la possibilité d’autres cas. Cette situation fait suite à la mort de trois passagers d’un navire de croisière, le MV Hondius, qui a récemment quitté le Cap-Vert.
EN BREF
- Un Français présentant des symptômes bénins a été placé à l’isolement.
- Trois passagers sont décédés à bord du MV Hondius, avec d’autres cas possibles.
- L’OMS rassure sur le faible risque épidémique si des mesures adéquates sont appliquées.
Le MV Hondius, navire au centre d’une alerte sanitaire internationale, a quitté la baie de Praia, au Cap-Vert, le 6 mai 2026, et se dirige vers Tenerife, où il est attendu ce dimanche. Actuellement, environ 150 passagers et membres d’équipage se trouvent à bord. Une évacuation est prévue en début de semaine prochaine.
Aujourd’hui, huit cas d’infection par l’hantavirus ont été signalés, dont trois ont entraîné des décès. Cinq des cas sont confirmés comme étant dus à l’hantavirus, tandis que les trois autres sont considérés comme suspects. La période d’incubation de la souche des Andes, responsable de ces infections, peut atteindre six semaines, ce qui laisse présager la possibilité de nouveaux cas.
Le hantavirus est connu pour provoquer un syndrome respiratoire aigu et n’a pas de vaccin ni de traitement spécifique. Il se propage généralement par contact avec des rongeurs. La souche des Andes est particulièrement préoccupante car elle est la seule à pouvoir entraîner une transmission interhumaine.
Malgré ces inquiétudes, les autorités de santé et l’OMS ont tenté de rassurer le public en affirmant que le risque épidémique reste « faible ». Maria Van Kerkhove, responsable de la prévention des épidémies à l’OMS, a déclaré : « Ce n’est pas le début d’une épidémie ni d’une pandémie. » Abdi Rahman Mahamud, directeur des opérations d’alerte et de réponse aux urgences sanitaires, a ajouté que cet épisode devrait rester limité si les mesures de santé publique sont respectées.
Donald Trump, le président américain, a également exprimé sa confiance en la gestion de la situation, affirmant qu’un rapport complet serait publié prochainement. Parmi les passagers décédés, on trouve un couple néerlandais et une Allemande, tous impliqués dans une croisière reliant Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert.
Actuellement, plusieurs croisiéristes sont sous surveillance médicale dans différents pays, notamment aux Pays-Bas, en Suisse, en Allemagne et en Afrique du Sud. L’OMS a informé douze pays dont des ressortissants ont accosté à Sainte-Hélène, une petite île britannique, pour assurer le suivi de la situation.
Des mesures de traçage sont en cours, notamment pour une trentaine de personnes ayant débarqué lors d’une escale à Sainte-Hélène, afin de détecter d’éventuels malades. La situation sur cette île, qui compte 4 400 habitants, est considérée comme stable.
En attendant, un vidéaste turc a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, constatant que la vie sur le bateau continuait comme si de rien n’était, même après le décès d’un passager. En revanche, des passagers français à bord ont déclaré que la vie sur le navire restait « quasi normale ».
Les autorités régionales des Canaries ont également précisé que le MV Hondius ne pourra pas accoster à Tenerife, mais mouillera au large pour permettre le transfert des passagers via des petites embarcations vers l’aéroport de Tenerife Sud.
La situation demeure préoccupante, mais les mesures de santé publique mises en place semblent contribuer à la maîtrise de l’épidémie. L’hantavirus, bien que rare, rappelle l’importance d’une vigilance accrue face aux maladies infectieuses.