Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, se rendra ce samedi aux Canaries pour orchestrer l’évacuation des passagers du paquebot MV Hondius, touché par un cas d’hantavirus. Ce navire, attendu dans l’archipel espagnol dimanche, est au centre d’une alerte sanitaire internationale suite à la mort de trois de ses passagers, dont un couple néerlandais et une Allemande.
EN BREF
- Le directeur de l’OMS coordonnera l’évacuation des passagers du MV Hondius.
- Six cas d’hantavirus confirmés, dont trois décès.
- Le risque de propagation pour la population mondiale est jugé faible par l’OMS.
Un bilan établi par l’OMS fait état de six cas confirmés parmi huit suspects à bord. En plus du couple néerlandais et de la passagère allemande décédée, trois personnes avaient déjà été débarquées au Cap-Vert mercredi. Le MV Hondius, appartenant à la compagnie néerlandaise Oceanwide Expeditions, a quitté Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril dernier et se dirige actuellement vers Tenerife.
Ce déplacement est crucial pour assurer la coordination entre les différentes administrations, le contrôle sanitaire et l’application des protocoles de surveillance prévus. Tedros Adhanom Ghebreyesus sera accompagné des ministres espagnols de la Santé et de l’Intérieur dans cette mission.
Bien que l’hantavirus soit un virus connu et potentiellement dangereux, l’OMS a tenu à rassurer le public sur le fait que le risque de propagation est « absolument faible ». Un porte-parole de l’OMS a précisé que le virus ne se propage pas comme la rougeole, nécessitant un contact étroit entre les personnes pour être transmis.
La variante détectée à bord du MV Hondius, l’hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d’homme à homme. Néanmoins, les autorités sanitaires de plusieurs pays, incluant le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, s’efforcent de retrouver les passagers contacts et de les tester. L’OMS a également signalé qu’une hôtesse de l’air de la compagnie KLM, en contact avec une passagère infectée, avait été testée négative.
Concernant les passagers qui ont débarqué à Saint-Hélène, le risque a été jugé minime, mais des mesures préventives ont été mises en place pour ceux qui présentent des symptômes. En parallèle, les États-Unis préparent une évacuation par avion des passagers américains actuellement à bord.
Cette situation met en lumière l’importance de la vigilance sanitaire lors des voyages en mer, surtout face à des virus rares mais potentiellement mortels. Les passagers du MV Hondius, bien qu’isolés par précaution, espèrent un retour rapide à la normale.