Les États-Unis et l’Iran se rapprochent d’un possible accord pour mettre fin à la guerre qui les oppose depuis plusieurs mois. Ce dimanche, Donald Trump a évoqué une avancée significative dans les discussions, mentionnant un compromis « largement négocié » qui inclurait la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage crucial pour le commerce maritime mondial.
EN BREF
- Les États-Unis et l’Iran finalisent un accord de paix potentiel.
- Réouverture du détroit d’Ormuz prévue dans le cadre des négociations.
- La question nucléaire sera abordée ultérieurement.
Selon des sources médiatiques américaines, cet accord permettrait aux navires de traverser à nouveau le détroit d’Ormuz, tout en assouplissant certaines sanctions imposées à l’Iran. Toutefois, le sujet délicat du programme nucléaire iranien sera écarté des discussions actuelles et pourra faire l’objet de négociations futures.
Des informations rapportées par CBS News indiquent que la proposition actuelle inclut le déblocage de certains actifs iraniens détenus à l’étranger, ainsi qu’une prolongation des discussions de 30 jours. Cette période supplémentaire a également été confirmée par le Wall Street Journal.
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré que Téhéran était en phase de finalisation d’un protocole d’accord avec les États-Unis. Cependant, il a souligné que cela ne garantissait pas un accord sur des questions cruciales, notamment celle du nucléaire, à ce stade des discussions.
Les tensions autour du détroit d’Ormuz, qui est bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre, figurent parmi les points critiques de l’accord. De plus, la levée du blocus naval imposé par les États-Unis sur les ports iraniens est un aspect essentiel des négociations.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, agissant en tant que médiateur, a exprimé son espoir de voir les négociations se poursuivre rapidement. Une première rencontre entre les responsables américains et iraniens s’était tenue à Islamabad le 11 avril, mais n’avait pas abouti.
Le président Trump a partagé sur sa plateforme Truth Social que l’accord discuté comprend également la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette communication a suivi des échanges téléphoniques avec plusieurs dirigeants du Golfe, ainsi qu’avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Les médias américains rapportent des divergences de position entre Trump, favorable à une solution diplomatique, et Netanyahu, qui prône une reprise des combats.
Ce rapprochement entre les deux nations intervient après des mois de tensions et de menaces. Lors d’une récente interview, Trump a évalué à « 50-50 » les chances d’un accord fructueux ou d’une reprise des hostilités. En parallèle, Mohammad Bagher Ghalibaf, principal négociateur iranien, a averti que l’Iran donnerait une réponse « écrasante » si les États-Unis relançaient les hostilités.
Avec un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, les efforts diplomatiques se multiplient pour éviter une escalade du conflit, qui a déjà causé des milliers de morts et perturbé l’économie mondiale. L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a également été en contact avec Trump, appelant à privilégier des solutions pacifiques.
Les Iraniens, de leur côté, expriment leur lassitude face à la situation actuelle, où l’incertitude est omniprésente. « L’état de +ni guerre ni paix+ est bien pire que la guerre elle-même », confie Shahrzad, une Iranienne jointe par téléphone depuis Paris.
Sur le front libanais, les tensions demeurent également vives. Malgré le cessez-le-feu, l’armée israélienne continue de mener des opérations dans le sud du Liban, et des frappes ont causé des dégâts à des infrastructures civiles. La situation reste donc fragile, tant sur le plan militaire que diplomatique.