Dimanche 24 mai 2026, Gabriel Attal, deux jours après avoir officialisé sa candidature à la présidentielle de 2027, a évoqué une éventuelle primaire au sein du bloc central. Cette proposition est une réponse aux craintes d’un second tour entre La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement National (RN).
EN BREF
- Gabriel Attal propose une primaire pour éviter un duel LFI/RN au second tour.
- Édouard Philippe, concurrent d’Attal, refuse l’idée d’une primaire.
- Attal fixe quatre priorités : éducation, salaires, frontières et intelligence artificielle.
Lors de son intervention sur le média Brut, l’ancien Premier ministre a souligné que la mise en place d’une primaire serait envisagée uniquement si les sondages indiquent un risque d’un second tour entre les candidats de LFI et du RN. « Si début 2027 il y a un risque de deuxième tour LFI/RN, où l’espace politique sur lequel je suis ne peut pas être représenté parce qu’il y a une dispersion des voix, évidemment qu’il faudra un rassemblement », a-t-il déclaré.
Toutefois, les modalités de cette primaire restent indéterminées. Gabriel Attal a précisé : « Maintenant, comment ce rassemblement se fera ? Est-ce que [ce sont] des désistements, est-ce que c’est une primaire à ce moment-là pour décider (…) qui sera le représentant de cet espace ? Ça ce n’est pas encore décidé ». Cette incertitude laisse présager des discussions animées au sein du bloc central.
De son côté, Édouard Philippe, qui mène sa campagne depuis septembre 2024, a exprimé son opposition à l’idée d’une primaire, rendant la situation plus complexe pour Attal. L’ancien ministre de l’Éducation nationale a cependant évoqué une « compétition apaisée » entre les candidats de ce camp, insistant sur le fait que « les Français ne nous pardonneraient pas une guerre entre nous ».
Pour structurer ce camp central, Gabriel Attal a mis en place un « comité de liaison » réunissant les partis Horizons et MoDem, soulignant l’importance de la communication entre eux. « L’important, c’est que les partis se parlent », a-t-il affirmé, dans un souci de cohésion.
Les priorités politiques d’Attal
Sur le fond, Gabriel Attal a commencé à esquisser les grandes lignes de son projet politique. Dans une interview accordée au Parisien, il a identifié quatre priorités majeures pour son mandat : l’éducation, les salaires, la gestion des frontières et le développement de l’intelligence artificielle.
En ce qui concerne l’éducation, Attal souhaite réformer le système dès la rentrée 2027, avec l’instauration du brevet comme condition d’accès au lycée. De plus, il envisage d’intégrer l’intelligence artificielle dans tous les programmes scolaires, afin de préparer les jeunes aux défis futurs.
Pour ce qui est des salaires, il ambitionne de réduire l’écart entre le salaire brut et le salaire net, notamment par une réforme de l’assurance-chômage. Ce projet a pour but de rendre la France plus compétitive en tant que « première puissance européenne ».
La campagne présidentielle de 2027 s’annonce déjà riche en rebondissements, avec un paysage politique en pleine mutation. Les choix stratégiques des candidats, notamment ceux d’Attal et Philippe, seront déterminants pour l’avenir du centre politique français.