Le bilan de l’accidentalité routière en France pour l’année 2025 est préoccupant. Selon les chiffres publiés par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), la mortalité sur les routes a enregistré une hausse de 2,4%, avec un total de 3.515 décès. Ces chiffres, dévoilés ce vendredi, révèlent 3.263 tués sur les routes de France métropolitaine et 252 dans les territoires d’Outre-mer.
EN BREF
- 3.515 décès sur les routes françaises en 2025, une augmentation de 2,4% par rapport à 2024.
- La vitesse excessive est le principal facteur d’accidents mortels, suivie de l’alcool et de l’inattention.
- Les hommes représentent 77% des tués, avec une forte vulnérabilité des usagers non responsables.
Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, a qualifié ce bilan de « choc », soulignant la tragédie humaine derrière chaque chiffre. Elle a déclaré que de nombreuses vies auraient pu être préservées si les comportements à risque n’étaient pas si fréquents. « Derrière chaque mort sur la route, il y a une famille brisée », a-t-elle affirmé, appelant à une prise de conscience collective.
Les statistiques révèlent que la vitesse excessive ou inadaptée est le premier facteur des accidents mortels, représentant 29% des cas. L’alcool suit avec 21%, tandis que l’inattention et les stupéfiants sont responsables de 13% et 11% des accidents, respectivement. Cette tendance met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue face à ces comportements.
Les données mettent également en avant la prédominance masculine dans les accidents mortels. Les hommes constituent 77% des victimes et 83% des conducteurs présumés responsables des accidents en métropole. Ce chiffre reste stable par rapport à 2024. « La route n’est pas un espace de transgression, c’est un espace de responsabilité collective », a insisté Marie-Pierre Vedrenne, appelant à une conscience accrue à l’approche des grands départs estivaux.
Par ailleurs, le bilan souligne la vulnérabilité de certaines catégories de victimes. Parmi les 3.263 personnes décédées en métropole, 1.216 n’étaient pas responsables de l’accident. Plus de la moitié d’entre elles, soit 53%, appartenaient à la catégorie des usagers vulnérables, qui inclut piétons, cyclistes, utilisateurs d’équipements de déplacement personnel motorisé et motocyclistes.
Dans les territoires d’Outre-mer, la situation est tout aussi alarmante, avec 252 décès enregistrés, marquant une augmentation de 5% par rapport à 2024. Dans ces régions, 91% des responsables d’accidents mortels sont des hommes. Cette sur-représentation souligne un besoin urgent d’initiatives visant à améliorer la sécurité routière et à protéger les usagers les plus vulnérables.
Les conclusions de ce bilan rappellent l’importance de renforcer les campagnes de sensibilisation et de prévention. Il est impératif d’agir pour réduire ces chiffres tragiques et protéger les vies sur nos routes.