Ce dimanche, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a annoncé que l’Union européenne pourrait adopter de nouvelles sanctions à l’encontre de colons israéliens responsables de violences envers les Palestiniens en Cisjordanie occupée. Ces mesures pourraient être mises en place « dans les prochains jours », a-t-il précisé lors d’une interview au Grand Jury/RTL.
EN BREF
- Jean-Noël Barrot évoque de possibles sanctions contre les colons israéliens.
- Des violences en Cisjordanie se sont intensifiées depuis le début de la guerre de Gaza.
- Une conférence internationale sur la solution à deux États aura lieu à Paris cette semaine.
Les sanctions précédemment instaurées en mai avaient déjà entraîné le gel des avoirs et l’interdiction d’entrée dans l’UE pour trois individus et quatre entités en raison de « abus sérieux et systématiques » dans ce territoire, occupé par Israël depuis 1967. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a qualifié ces mesures de « faillite morale » de l’Union européenne, soulignant les tensions croissantes entre Israël et l’UE.
« On pourra aller plus loin », a affirmé Barrot, tout en exprimant son inquiétude face à l’aggravation de la colonisation illégale et des violences des colons israéliens. Il a décrit la situation actuelle comme la pire observée depuis des décennies, ajoutant que ces violences fragilisent non seulement la communauté palestinienne, mais également l’autorité de l’État israélien.
Les récents événements en Cisjordanie, exacerbés par le conflit israélo-palestinien en cours, ont conduit à un bilan tragique : selon les données de l’Autorité palestinienne, plus de 1.080 Palestiniens ont perdu la vie depuis le début des hostilités, tandis que les autorités israéliennes rapportent la mort d’au moins 46 de leurs ressortissants, victimes d’attaques palestiniennes ou d’opérations militaires.
Le projet E1 et ses implications
En parallèle, Barrot a évoqué le projet E1, qui vise à construire des milliers de logements sur une superficie de 12 km² en Cisjordanie. Ce développement pourrait compromettre la continuité territoriale d’un futur État palestinien, un aspect que le ministre a qualifié de « menace considérable » pour la solution à deux États.
À l’approche d’une conférence internationale prévue vendredi à Paris, qui rassemblera des centaines de membres de la société civile israélienne et palestinienne ainsi que quinze ministres, Barrot a souligné l’importance de cette initiative. Bien qu’il ait indiqué que les ministres israéliens ne devraient probablement pas y assister, il a assuré que les deux parties étaient invitées à participer.
Cette réunion, qui vise à relancer les discussions sur la paix, est d’autant plus cruciale dans le contexte actuel, marqué par une recrudescence des violences et des tensions. La France, ayant reconnu l’État de Palestine en 2025, joue un rôle actif dans la promotion d’une solution pacifique et durable au conflit.
Alors que l’Union européenne se prépare à potentiellement intensifier ses sanctions, la communauté internationale observe avec attention la dynamique du conflit israélo-palestinien et les efforts déployés pour parvenir à une résolution pacifique.