Les tensions entre Washington et Téhéran connaissent une nouvelle intensification. Dans la soirée du mercredi 25 octobre, les États-Unis ont relancé leurs frappes aériennes sur l’Iran, en réponse à des provocations jugées inacceptables. En retour, la République islamique a déclaré qu’elle ciblerait tout navire passant par le détroit d’Ormuz, un axe vital pour le transport maritime international, notamment celui des hydrocarbures.
EN BREF
- Les États-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l’Iran en légitime défense.
- Téhéran menace de bloquer le détroit d’Ormuz pour tout navire commercial.
- Donald Trump a justifié ces frappes par des provocations persistantes de l’Iran.
Selon les informations fournies par le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les frappes ont été lancées à 17h15, heure de Washington, soit 00h45 le jeudi à Téhéran. L’armée a précisé que ces bombardements étaient destinés à répondre à ce qu’elle considère comme une « agression injustifiée et persistante de l’Iran ».
Des explosions ont été rapportées sur l’île de Qeshm, ainsi qu’à Minab, Sirik et au port de Bandar Abbas, des zones déjà touchées par des frappes antérieures. Ces opérations avaient ciblé des installations de défense aérienne, des postes de contrôle et des systèmes de radar iraniens, marquant une escalade significative des hostilités.
En réaction à ces bombardements, l’armée iranienne a annoncé un changement de stratégie, déclarant qu’elle viserait tout navire traversant le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial pour le commerce mondial. « Le détroit est désormais complètement fermé à tout type de navire, y compris les pétroliers et les navires marchands », a affirmé un responsable militaire iranien. Cette déclaration a été suivie par l’annonce de frappes sur deux navires qui auraient tenté de pénétrer illégalement dans le détroit.
Malgré ces affirmations, le Centcom a insisté sur le fait que le détroit d’Ormuz demeurait accessible et que les opérations commerciales continuaient d’y avoir lieu sans entrave. Cette divergence d’information souligne les tensions croissantes entre les deux nations.
Les médias iraniens ont également rapporté que Téhéran avait lancé des attaques contre le quartier général de la 5e flotte américaine basé à Bahreïn, ciblant des installations de communication et des systèmes antimissiles. Dans un mouvement de représailles, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir frappé des bases militaires au Koweït ainsi qu’à Bahreïn, intensifiant ainsi le conflit régional.
Lors d’une conférence de presse tenue dans le Bureau ovale, Donald Trump a justifié ces frappes par la nécessité de protéger les intérêts américains. « Nous étions vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils continuent de nous mener en bateau », a-t-il déclaré. Le président américain a ensuite menacé de frapper l’Iran « très durement », marquant ainsi une position ferme sur les actions à venir.
Ce climat de tension entre les États-Unis et l’Iran, déjà volatile, semble se diriger vers une escalade militaire plus profonde. Les conséquences de ces actions militaires pourraient avoir des répercussions significatives sur la stabilité de la région et sur le commerce international, rendant la situation à surveiller de près.