Dans un tournant majeur pour la diplomatie internationale, le président américain Donald Trump a annoncé que l’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé. Cette déclaration a été faite sur son réseau Truth Social, dans la nuit de dimanche à lundi. Bien que le document officiel n’ait pas encore été signé, les États-Unis et l’Iran sont parvenus à une entente visant à mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient, touchant tous les fronts, y compris le Liban. Une cérémonie de signature est déjà programmée pour le 19 juin à Genève.
EN BREF
- Accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
- Réouverture imminente du détroit d’Ormuz et levée des sanctions.
- Critiques d’Israël face à un accord jugé insuffisant pour sa sécurité.
Les détails de cet accord, bien que non rendus publics, stipulent une cessation définitive des opérations militaires sur divers fronts. Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires étrangères iranien, a confirmé cette information sur la télévision d’État. Ce développement soulève des préoccupations à Tel Aviv, où le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a exprimé des doutes quant à l’efficacité de l’accord pour garantir la sécurité d’Israël.
Dans un élan optimiste, Donald Trump a également évoqué la réouverture du détroit d’Ormuz, qui avait été bloqué par l’Iran depuis le début du conflit. Il a déclaré : « J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. » Cette réouverture, prévue dès la signature de l’accord, permettrait de faciliter le déminage de la zone.
En parallèle, la France et le Royaume-Uni, avec la participation d’autres nations, ont proposé une mission internationale de déminage et de sécurisation du détroit d’Ormuz, à mener après la conclusion de l’accord. Le président français a souligné que les moyens étaient prêts à être engagés. Ce sujet sera débattu lors du sommet du G7 qui commence ce lundi à Évian, où le président américain est également présent.
Les négociations pour un accord définitif devraient débuter dans un délai de soixante jours, selon les déclarations de Gharibabadi. La levée des sanctions contre l’Iran sera un des points cruciaux à aborder. Des informations non confirmées par l’agence de presse iranienne Mehr évoquent un texte qui prévoirait la libération de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés pendant cette période, dont la moitié à verser avant le début des pourparlers.
Dans un communiqué, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie ont indiqué leur disposition à lever certaines sanctions en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l’Iran concernant son programme nucléaire. Donald Trump a également mentionné qu’un volet des négociations porterait sur l’acceptation par l’Iran d’un moratoire de 20 ans sur l’enrichissement d’uranium, laissant entrevoir qu’un accord pourrait être atteint pour une durée de 15 ans.
En réaction à ces développements, l’état-major iranien s’est félicité, affirmant que « l’Iran a imposé sa volonté divine et d’acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L’ennemi n’a d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre. » De son côté, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a salué l’accord comme une « étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ». Ce contexte diplomatique délicat laisse présager des implications profondes pour la stabilité de la région et les relations internationales à venir.