En 2026, la taxe foncière subira une nouvelle augmentation, suscitant des inquiétudes parmi les propriétaires retraités. Pourtant, une partie d’entre eux pourrait ne pas avoir à payer cette taxe, voire bénéficier d’un abattement de 100 euros, à condition de remplir certaines conditions souvent méconnues.
EN BREF
- Les retraités nés avant 1961 peuvent bénéficier d’un abattement de 100 € sur leur taxe foncière.
- Deux critères sont à remplir : l’âge et le revenu fiscal de référence.
- La taxe foncière s’applique uniquement à la résidence principale.
Chaque année, à la fin du mois d’août, les propriétaires reçoivent leur notification fiscale, révélant souvent une somme qui peut s’avérer difficile à supporter. En 2026, cette tendance à la hausse devrait se poursuivre, en raison de la revalorisation des bases locatives qui est indexée sur l’inflation. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les retraités dont les revenus sont déjà limités.
Face à cette réalité, le législateur a mis en place des mesures d’allègement fiscal, mais il incombe aux contribuables de se renseigner sur les dispositifs disponibles. Le premier critère à prendre en compte est l’âge, avec deux seuils distincts : 75 ans et 65 ans au 1er janvier 2026. Les règles varient selon que vous dépassez l’un ou l’autre de ces âges.
Les conditions d’exonération et d’abattement
Pour les retraités ayant plus de 75 ans au 1er janvier 2026, une exonération totale de la taxe foncière s’applique si leur revenu fiscal de référence (RFR) ne dépasse pas les plafonds fixés par l’administration. Cela signifie qu’ils ne paieront rien, à condition que leurs revenus de 2025 restent en deçà de ce seuil.
Pour ceux qui sont nés avant 1961 et qui ont entre 65 et 74 ans, un abattement forfaitaire de 100 euros est accordé. Bien que moins avantageux qu’une exonération complète, cet abattement peut représenter une aide précieuse pour les budgets serrés.
Un point crucial que beaucoup de couples ignorent : si la taxe foncière est payée par deux personnes, il suffit qu’un seul des conjoints remplisse la condition d’âge pour bénéficier de l’abattement ou de l’exonération.
Le revenu fiscal de référence, un critère déterminant
L’âge n’est qu’une partie de l’équation. Le second critère, celui du revenu fiscal de référence, constitue un obstacle pour de nombreux retraités. Le RFR de 2025, à déclarer ce printemps, ne doit pas dépasser 12 793 euros pour une personne seule. Chaque demi-part supplémentaire ajoute 3 416 euros à ce plafond.
Par exemple, un couple de retraités peut bénéficier de l’abattement ou de l’exonération si leur RFR reste en dessous de 19 625 euros. Au-delà de ce seuil, le droit à l’abattement disparaît. De petites variations, comme une prime exceptionnelle ou une revalorisation de la pension, peuvent faire passer le RFR juste au-dessus de la limite.
Il est donc primordial de vérifier son RFR sur le dernier avis d’imposition, dont le montant figure en première page. Si vous êtes proche du seuil, il peut être judicieux d’utiliser le simulateur disponible sur le site des impôts pour anticiper l’impact de vos revenus de 2025.
Il est également important de noter que l’exonération et l’abattement ne s’appliquent qu’à la résidence principale. Une résidence secondaire, même détenue par un retraité aux revenus modestes, demeurera soumise à la taxe foncière classique.
En somme, les retraités nés avant 1961 peuvent potentiellement bénéficier d’un abattement de 100 euros, voire d’une exonération totale de la taxe foncière 2026. Pour en profiter, il est essentiel de vérifier son RFR avant la fin de l’été et de se familiariser avec les conditions d’éligibilité. Vous avez déjà pris le temps de vérifier votre situation fiscale ?