Doums jugé pour violences conjugales sur Adèle Exarchopoulos, un procès délicat

Le rappeur Doums, de son vrai nom Mamadou Coulibaly, est de retour devant la justice. Ce lundi 29 juin, il est jugé à Paris pour des violences conjugales à l’encontre de l’actrice Adèle Exarchopoulos. Ce procès intervient dans un contexte déjà chargé pour l’artiste de 34 ans, qui a récemment été condamné pour des faits similaires.

EN BREF

  • Doums est jugé pour violences conjugales sur Adèle Exarchopoulos.
  • Des faits auraient eu lieu entre 2017 et 2024, selon la plainte déposée.
  • Le rappeur a déjà été condamné pour des violences sur sa compagne actuelle.

Ce procès fait suite à une plainte déposée par Adèle Exarchopoulos en octobre 2024, dans laquelle elle évoque des actes de violence survenus entre 2017 et 2024. L’actrice, qui a eu un enfant avec Doums, souhaitait initialement éviter toute médiatisation autour de cette affaire, mais les circonstances l’ont contrainte à agir.

Le parquet de Paris a précisé que Doums fait face à des accusations de violences habituelles, c’est-à-dire des actes fréquents et répétitifs, ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours. Ce jugement intervient dans le cadre d’une récidive légale, une situation aggravée par les précédentes condamnations de l’artiste.

Lors de sa garde à vue le 24 janvier, Doums a été présenté à un magistrat, et une audience a été convoquée pour le jour même. Les révélations concernant les violences qu’aurait subies Adèle Exarchopoulos sont alarmantes. Elle a évoqué des cas de harcèlement, de messages injurieux, et d’appels malveillants, même après leur séparation. En 2024, une ordonnance de protection a été émise pour la protéger.

Ces derniers mois, le calendrier judiciaire de Doums a été particulièrement chargé. En février, le rappeur a été jugé pour des violences conjugales sur sa compagne actuelle, qui est la mère de deux de ses enfants. Les faits auraient eu lieu entre décembre 2022 et janvier 2026. Le tribunal a condamné Doums à une peine de huit mois d’emprisonnement, assortie d’un sursis probatoire de deux ans. Toutefois, il a bénéficié d’une relaxe partielle, confirmée par son avocate, Me Marion Coiffier, qui a salué cette décision.

Me Marion Coiffier avait exprimé l’espoir que les débats autour de l’affaire Exarchopoulos se déroulent dans un climat serein, afin que justice soit rendue. Elle a également déploré le traitement médiatique de l’affaire, particulièrement lors de la garde à vue de son client.

Adèle Exarchopoulos, pour sa part, et son avocate, Me Marie Grimaud, ont choisi de ne pas s’exprimer publiquement. Le ministère public a rappelé que la victime souhaitait éviter la médiatisation de cette affaire, soulignant la délicatesse de la situation.

Le procès de Doums est un moment crucial dans une affaire qui soulève des questions importantes sur les violences conjugales et leur prise en charge par la justice. Alors que le rappeur se prépare à affronter les accusations, l’attention médiatique reste portée sur le cheminement de cette affaire complexe.