Marine Le Pen condamnée mais éligible à la présidentielle de 2027 : les détails du verdict

Ce mardi 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a tranché dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN), une décision cruciale pour l’avenir politique de Marine Le Pen. Son statut d’éligibilité pour la présidentielle de 2027 était en jeu après une condamnation précédente pour détournement de fonds publics.

EN BREF

  • Marine Le Pen condamnée à un an ferme sous bracelet électronique.
  • Elle est éligible à la présidentielle de 2027 malgré une peine d’inéligibilité de 45 mois.
  • La décision suscite des interrogations sur ses intentions de candidature.

Dans cette affaire, Marine Le Pen a été reconnue coupable de complicité et de détournement de fonds publics. Elle écope d’une peine de trois ans de prison, dont un an ferme à purger sous bracelet électronique. Concernant son inéligibilité, la cour a prononcé une peine de 45 mois, dont 30 mois avec sursis, accompagnée d’une amende de 100 000 euros. Par conséquent, bien qu’elle soit sous bracelet, elle est en mesure de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, ce qu’elle avait conditionné à l’absence de condamnation à porter un tel dispositif.

Après l’annonce du verdict, Marine Le Pen a quitté le palais de justice sans faire de déclaration, se rendant directement au siège du RN pour discuter de la situation avec les cadres du parti. Sa prise de parole, attendue ce soir dans le journal de 20 heures de TF1, sera scrutée avec attention, tant son avenir politique semble incertain.

Il est important de noter qu’elle n’était pas la seule à comparaître lors de ce procès. Fernand Le Rachinel, ancien eurodéputé, a également été condamné pour détournement de fonds publics, écopant de deux ans de prison avec sursis et d’une amende de 15 000 euros, ainsi que d’une année d’inéligibilité. De son côté, le maire de Perpignan, Louis Aliot, a reçu une amende de 5 000 euros et deux ans d’inéligibilité pour des faits similaires, mais conserve son mandat actuel.

Bruno Gollnisch, ancien eurodéputé, a été absent lors de l’audience et a été reconnu coupable, recevant une peine de trois ans de prison et un an d’inéligibilité. Les détails concernant les autres condamnations n’ont pas été divulgués.

Ce jugement met fin à un long suspense pour Marine Le Pen, qui a déjà exprimé qu’il lui serait « impossible » de mener campagne avec un bracelet électronique. La question se pose désormais : va-t-elle se présenter malgré ce fardeau ou envisager un pourvoi en cassation ? L’incertitude plane également sur Jordan Bardella, l’actuel président du RN et candidat pressenti pour l’élection.

L’affaire des assistants parlementaires remonte à 2014, et en première instance, le tribunal correctionnel avait condamné 25 prévenus pour avoir mis en place un système de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. Le préjudice total pour le Parlement européen était estimé à 3,2 millions d’euros, un montant qui avait déjà été partiellement remboursé par certains des condamnés.

Le parquet avait demandé la confirmation de la peine d’inéligibilité initiale de cinq ans, tout en requérant une peine d’emprisonnement de quatre ans, dont trois avec sursis. La décision de la cour d’appel, bien que plus clémente pour Marine Le Pen, soulève des interrogations sur l’avenir de sa carrière politique.

La suite des événements sera à suivre de près, alors que le paysage politique français continue d’évoluer.