Quatre nouveaux suspects écroués dans l’affaire du meurtre de Mehdi Kessaci

Une avancée significative a été enregistrée dans l’enquête sur le meurtre de Mehdi Kessaci, survenu le 13 novembre 2025 à Marseille. Quatre nouveaux suspects, trois hommes et une femme, ont été mis en examen à Paris et placés en détention provisoire, portant à 11 le nombre total de personnes impliquées dans cette affaire criminelle.

EN BREF

  • Quatre suspects ont été mis en examen pour meurtre en bande organisée.
  • Les individus, âgés de 20 à 25 ans, sont déjà connus des services de justice.
  • Le meurtre de Mehdi Kessaci avait choqué la communauté et mobilisé les autorités.

Les nouveaux suspects ont été interpellés le 30 juin dernier et sont accusés de « meurtre et tentative de meurtre en bande organisée » ainsi que de « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime », selon les déclarations de Vanessa Perrée, procureure de la République spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée, lors d’un communiqué diffusé ce mardi 7 juillet.

Ces individus, dont l’âge varie entre 20 et 25 ans, sont déjà connus des services judiciaires. Trois d’entre eux sont actuellement en détention pour d’autres affaires, ce qui témoigne de leur implication dans des activités criminelles antérieures. La procureure a également précisé que l’enquête avait mis au jour « des éléments graves ou concordants » suggérant que ces suspects auraient joué un rôle actif dans le meurtre de Mehdi Kessaci ou dans la chaîne d’ordres ayant conduit à ce crime.

Mehdi Kessaci, un jeune homme de 20 ans, a été abattu en plein après-midi, un acte de violence qui a profondément choqué la région. À l’inverse de nombreux jeunes impliqués dans le trafic, il était totalement étranger à ces activités et ne figurait ni dans les fichiers de la police ni dans ceux de la justice. Son frère, Amine Kessaci, est devenu une figure emblématique de la lutte contre le narcotrafic à Marseille et fait désormais l’objet d’une protection policière en raison des menaces pesant sur lui.

La première vague d’interpellations avait eu lieu le 23 mars, lorsque les forces de l’ordre avaient procédé à l’arrestation de dix individus à Marseille et dans l’Hérault. Suite à cela, six d’entre eux avaient été mis en examen et incarcérés, parmi lesquels cinq hommes et une femme. Le 18 mai, un septième suspect avait également été appréhendé et incarcéré.

Dans son communiqué, la procureure a souligné l’importance des efforts déployés par les services d’enquête et l’autorité judiciaire pour identifier toutes les personnes impliquées dans cette affaire extrêmement grave. La mobilisation des équipes est un signe fort de l’engagement des autorités à faire toute la lumière sur ce meurtre tragique.

Les avocats d’Amine Kessaci, Pierre-Olivier Sur, Sofia Bougrine et Sofia Norten, ont exprimé leur confiance envers le système judiciaire, bien que les avocats de deux des nouveaux suspects n’aient pas souhaité faire de commentaire. L’inquiétude grandit autour de cette affaire, alors que la communauté attend des réponses et des actions concrètes de la part des autorités.

Ce meurtre, en plus de ses implications criminelles, soulève également des questions plus larges sur la violence et le trafic de drogue à Marseille, une ville souvent marquée par des conflits de gang. L’enquête continue de progresser, et les prochaines étapes seront scrutées avec attention par les médias et les citoyens, en quête de justice pour Mehdi Kessaci.