Augmentation significative des lauréats au concours de l’Éducation nationale

Le métier d’enseignant semble retrouver un nouvel attrait. Ce jeudi 9 juillet, le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a annoncé sur RMC que le nombre de lauréats au concours des enseignants a connu une hausse importante cette année. En effet, 24.000 candidats ont été admis, contre seulement 16.000 l’an passé.

EN BREF

  • 24.000 lauréats au concours enseignants cette année, une hausse significative.
  • Les spécialités en mathématiques et physique enregistrent des taux de satisfaction records.
  • La réforme du concours permet d’attirer davantage de candidats dès la licence.

Cette évolution est jugée « une bonne nouvelle » par Edouard Geffray, qui souligne que la situation s’améliore particulièrement dans certaines spécialités qui peinaient à pourvoir leurs postes. Par exemple, le taux de satisfaction pour le recrutement en mathématiques a grimpé de 74% l’année dernière à 93% cette année. La physique, quant à elle, est passée de 74% à 98%.

Les académies qui avaient rencontré des difficultés ces dernières années, comme Créteil et Mayotte, affichent désormais un taux de 100% de candidats présents dans leurs concours, une première depuis plusieurs années. Le ministre se félicite de cette dynamique positive.

Malgré ces résultats encourageants, Edouard Geffray reste prudent. Il assure que l’Éducation nationale aura « assez de professeurs cette année, notamment en sciences ». Cependant, il admet que garantir la présence de chaque enseignant et leur remplacement en cas d’absence demeure un défi. « Ce serait mentir de dire que nous pouvons garantir cela », a-t-il nuancé.

Cette hausse du nombre d’admissions est en grande partie attribuée à l’organisation d’une double session du concours. Pour la première fois, le concours était accessible aux candidats ayant seulement une licence (bac +3). « Deux concours ouverts cette année, un en fin de L3 et un en fin de master 2. Le concours en fin de L3 attire », a précisé le ministre.

Les lauréats du concours en fin de L3 bénéficieront d’une rémunération pendant leur formation, s’élevant à 1.400 euros nets en première année et à 1.800 euros nets en deuxième année de master. Cette mesure vise à rendre le métier d’enseignant plus attractif.

Edouard Geffray souligne également l’impact positif de cette réforme sur l’ensemble du système éducatif. « Nous avons créé, cette année, des licences de professorat des écoles qui préparent nos étudiants à passer ce concours de L3. Nous avons eu dix candidats pour une place », s’est-il réjoui.

L’ouverture du concours dès la licence s’inscrit dans une volonté de répondre à la crise du recrutement dans l’éducation. Ce système est prévu pour durer jusqu’en 2027, avant l’élimination définitive du concours nécessitant un bac +5 en 2028.

Ces changements dans le recrutement des enseignants pourraient donc bien marquer un tournant pour l’Éducation nationale, permettant ainsi d’attirer un plus grand nombre de candidats et de répondre aux besoins croissants en matière d’enseignement.